L'industrie laitière dénonce le "climat violent" des négociations sur les prix

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Les négociations, qui doivent se terminer à la fin du mois, entre les industries laitières et la grande distribution se déroulent dans un "climat violent", a affirmé Olivier Picot, président de l'Association de la Transformation Laitière Française (Atla) qui représente industriels et coopératives. "Une négociation, ce n'est pas un diktat", a déclaré Olivier Picot. "On demande par exemple une hausse de 4% et on ressort de la réunion avec une baisse de 1 à 2%", a-t-il affirmé, dénonçant en outre le refus des centrales d'achat de s'engager sur des contreparties (promotions, tête de gondole...) en échange d'une diminution des tarifs. Il demande donc notamment que dans les contrats, les contreparties soient "identifiables, mesurables et surtout contrôlables" par les pouvoirs publics. Le volet distribution de la LME, appliqué depuis le début 2009, renforce le pouvoir de négociation des distributeurs, mais agriculteurs et industriels dénoncent des abus. En octobre dernier, le secrétaire d'Etat au Commerce Hervé Novelli avait annoncé l'assignation en justice de neuf distributeurs, accusés de pratiques abusives à l'égard de leurs fournisseurs. En janvier, l'enseigne Castorama (groupe Kingfisher) a été condamnée.

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