L'inflation tire les conserves de poisson

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Marché milliardaire si l'on inclut les ventes en hard-discount, les conserves de poisson doivent faire face à des difficultés d'approvisionnement, qui viennent renchérir les coûts. D'où une évolution en volume qui frôle le zéro.

S'en tenir aux évolutions en valeur - plutôt sympathiques - serait une vision biaisée du marché. Si les ventes de conserves de poissons ont

1 Mrd €

Le poids du marché en hypers, supermarchés et hard-discount en 2011 à + 4,2%

progressé de 4,8%, en hypers et supermarchés, sur un an, à fin février 2012, c'est essentiellement par la grâce d'une forte augmentation des prix : + 5,3%. L'évolution des ventes en volume, elle, a glissé sous la barre fatidique du zéro : - 0,5% selon nos données, voire plus en fonction du périmètre, avec un triste « - 0,9%, relevé par Sylvie Zanella, directrice marketing des marques Petit Navire et Hyacinthe Parmentier. Quand nous étions encore en croissance ces deux dernières années ».

L'explication de ce retournement ? Il est double. « Le renchérissement des matières premières y est pour beaucoup », analyse Sylvie

824 M €

824 M € Le marché de la conserve de poisson en hypers et supermarchés, à + 4,8% en valeur et - 0,5% en volume

+ 5,3%

L'augmentation des prix sur un an Source : SymphonyIRI, CAM à fin février 2012, évolution versus même période 2011

Zanella. Les prix, à la hausse, ont fait « fuir » les consommateurs - guillemets de rigueur tant c'est relatif : nous sommes tout de même face à un marché milliardaire, si l'on inclut les ventes en hard-discount. Et, deuxième effet boomerang, confronté à des produits devenus chers, le soutien en magasins s'est fait plus discret, ce qui est logique, dans un contexte de bataille féroce sur l'image prix... Résultat, les ventes sous promo ont chuté de 1 point, à 18,9%, contre 19,9%. « Pourtant, explique la directrice marketing de Petit Navire, c'est un marché très réactif aux promotions, dans la mesure où beaucoup de consommateurs ne pensent pas à inscrire les conserves de poisson sur leur liste de course. »

Ajoutez à cela un été morose, et donc défavorable aux ventes de thon notamment, et voilà dressé le bilan d'un marché pas follement dynamique. « Il y a eu assez peu de recrutement, reconnaît Sandrine Ambrosi, directrice marketing de Saupiquet. Sauf pour le maquereau, qui a gagné deux points de pénétration, à 45%, et dispose donc encore d'un bon potentiel. »

Le thon, segment phare

Pour redresser la barre ? Il n'y a pas trente-six solutions, à part, bien sûr, essayer d'animer le rayon. L'an dernier, Petit Navire a ainsi sorti trois nouvelles références : thon fumé, maquereau grillé et maquereau fumé. Et 2012 verra cette politique de diversification encore déclinée avec deux références consacrées à la sardine - à la mode vapeur et grillée - et une au thon court-bouillon, « pour davantage de saveurs et plus de moelleux. »

Même chose chez Saupiquet avec, attendue, une gamme Saveurs subtiles, sur le maquereau, un « cuisson à coeur », pour le thon, ou encore, toujours sur ce segment phare, « les émincés de thon », destinés à être davantage « consommés en coeur de repas qu'en salade, comme c'est plutôt de coutume », explique Sandrine Ambrosi.

LES TENDANCES

  • La forte augmentation des prix, du fait de problèmes d'approvisionnement en matières premières rencontrés en 2011
  • La baisse du soutien promotionnel sur un marché pourtant très « promo dépendant » : 1 point de moins, à 18,9%
  • Les conserves de sardines en recul, à cause de ruptures importantes en magasins courant 2011

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Article extrait
du magazine N° HSEPICIERIE2012

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