L'Insee chiffre à 3% la baisse du PIB sur un mois de confinement

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La perte d'activité économique est estimée par l'Insee à 35% par rapport à la normale. Un mois de confinement aurait des conséquences sévères sur la croissance.

La consommation des ménages serait de 35% inférieure à la normale.
La consommation des ménages serait de 35% inférieure à la normale.© Sean Prior / 123rf.com

1929, 2008...Les comparaisons sont là. La crise financière de 2008 s'était traduite par une baisse du produit intérieur brut (PIB) de 3%. L'Insee, qui a dû annuler sa note de conjoncture traditionnelle, s'est livré à une première estimation des retombées du choc économique que nous traversons, résultat d'une économie quasiment à l'arrêt. Et les chiffres sont impressionnants. La perte d'activité économique est estimée à 35% par rapport à une situation normale. Un chiffre qui correspond à la baisse de la consommation des ménages (35% aussi par rapport à la normale). Certains dépenses de consommation sont réduites au minimum, soulignent les experts de l'Institut, entre -100% et -90%, notamment dans l'habillement, fermeture des commerces oblige.

Climat des affaires au plus bas

Depuis 1980, l'Insee mesure le "climat des affaires", autrement dit l'humeur des chefs d'entreprise. Sans surprise, cet indicateur accuse la plus forte baisse mensuelle depuis sa création: il perd dix points, à 95. Le commerce de détail est à -13 points et l'industrie -3 points. Ces chiffres illustrent aussi la situation des salariés : un tiers restent en activité sur leur lieu de travail, un tiers en télétravail et un tiers sont au chômage partiel. 

Impact du confinement

Alors que le confinement devrait vraisemblablement être prolongé, l'Insee a calculé les conséquences d'une telle mesure. "Un confinement d'un mois aurait un impact de l'ordre d'une douzaine de points du PIB trimestriel, soit trois points de PIB annuel". Ramenée sur l'année 2020, la baisse de la croissance devrait être bien plus forte qu'en 2008. 

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