L’Insee confirme une accélération de la croissance et du pouvoir d’achat

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Les chiffres de l’économie ne cessent visiblement de s’améliorer, selon l’Insee, qui vient de réviser le taux de croissance du PIB de 0,3 à 0,4 % au premier trimestre. L'institut s’attend à une forte hausse du pouvoir d’achat des ménages grâce à la baisse du prix du pétrole. Laquelle devrait faire bondir la consommation à + 1,5 % au premier semestre...

Le ministre des Finances voit l'horizon économique s'améliorer...
Le ministre des Finances voit l'horizon économique s'améliorer...

A rebours des résultats des élections départementales, les résultats de l’économie ne cessent de s’améliorer pour le gouvernement.  L’Insee vient de réviser le taux de croissance du 1er trimestre 2015 de 0,3 % à 0,4 %, ce qui voudrait dire qu’à la fin de l’année, la croissance de 1 % attendue par le gouvernement et sur la base de laquelle est fixé le budget de l’Etat (et notamment les dépenses), sera supérieure à ce chiffre. L’OCDE s’attend à 1,1 %, les plus optimistes à 1,5 %. COE-Rexecode a relevé sa prévision de 0,8 à 1,2 %. Il y a quatre mois, l’OCDE trouvait que la prévision gouvernementale à 1 % était trop élevée ! Michel Sapin, le ministre des Finances, refuse pour l'instant de réviser le chiffre, d'autant qu'il veut d'abord poursuivre la réduction des dépenses publiques. 

Forte hausse du pouvoir d’achat attendue

Mais surtout, les économistes de l’Insee s’attendent à une forte hausse du pouvoir d’achat et de la consommation au 1er semestre. «Le contre-choc pétrolier à l’œuvre depuis l’été 2014 soutient le pouvoir d’achat des ménages et leur consommation. Celle-ci est en outre stimulée par le ralentissement des prélèvements fiscaux qui pèsent désormais moins sur la dynamique de leurs revenus », expose Vladimir Passeron, auteur de l’étude.  La progression du pouvoir d’achat va donc s’accélérer – il était déjà en hausse de 0,4 % - grâce à la baisse du prix des carburants, qui représente une économie de 10 milliards d’euros ! Le tout dans une inflation quasi-nulle, voire négative pour certaines catégories de produits.

Consommation en hausse, moral des entreprises en berne

Et c’est bon pour la consommation : « Comme leurs voisins européens, les ménages consommeraient à un rythme plus soutenu, atteignant +1,5 % sur un an mi-2015, dans le sillage de leur pouvoir d’achat, ajoutent les économistes. En revanche, les enquêtes de conjoncture font état d’un attentisme persistant des entreprises, leurs perspectives ne semblant qu’à peine portées par les vents nouveaux : le climat des affaires n’a que légèrement progressé depuis novembre et reste encore inférieur à sa moyenne de long terme ».

Faire face à la baisse des prix et reconstituer les marges

Dans l’industrie des PGC, les entreprises hésitent effectivement toujours à investir, le niveau étant proche de zéro. Sans doute faut-il d’abord faire face à la baisse des prix et à la reconstitution de marges.  Mais avec la baisse de l’euro – et donc la hausse du dollar – nul doute que les usines françaises – et européennes - devraient mieux tourner, quand les produits d’importation hors Europe, comme les produits électroniques, vont subir des hausses de prix et sans doute des baisses de volumes d’achats. 

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