L'Insee étudie la mutation des commerces de proximité

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BRÈVESD'après une étude réalisée par l'Insee sur l'évolution des commerces de proximité depuis trente ans, le commerce français a diversement résisté à l'arrivée des grandes surfaces. Ainsi, le nombre de petites épiceries a été divisé par six, celui des boucher

Certaines communes, essentiellement rurales, sont aujourd'hui dépourvues de petits commerces, déplacés dans la périphérie des villes, un lieu où tous les ménages ou presque peuvent se déplacer, mais qui modifie considérablement l' aménagement du territoire. En dépit de l' attractivité de l' offre des grandes et moyennes, le petit commerce continue de jouer un rôle important. Il s' appuie sur certains services apportés à la clientèle comme les conseils personnalisés, la fraîcheur des produits ou le rôle de point relais pour la vente à distance. Les épiceries ont été les plus affectées par l' essor des GMS. Elles sont passées de 87 600 unités en 1966 à 13 800 l' an dernier. Leur fonction se limite souvent à servir une clientèle de voisinage peu mobile. Parmi les commerces les plus touchés figurent les magasins de chaussures et d'habillement, les quincailleries, les stations-service indépendantes et les boucheries. En revanche, les boulangeries-pâtisseries, les librairies-commerces de journaux, les fleuristes et les pharmacies sont en plein essor. Enfin, le commerce de détail reste un employeur important. Il a recours à deux millions de personnes, mais fait fortement appel à l' emploi non-salarié, chefs d' entreprise et conjoint collaborateurs. Il n'emploie que 13% de salariés et fait usuellement appel au temps partiel et à l' apprentissage.
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