L’Institut national de la consommation veut un ménag’score pour évaluer la toxicité des produits ménagers

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L’Institut national de la consommation (INC) a lancé une pétition en ligne afin de demander la mise en place d’un étiquetage classant les produits ménagers selon leur toxicité pour la santé et ^pour leur environnement. Un ménag’score s’inspirant du nutriscore.

© Fotolia/Picture-Factory

Après le nutriscore, un ménag’score ? C’est en tout cas l'une des demandes de l’Institut national de la consommation (INC). Celui-ci a en effet lancé une pétition sur internet afin de demander la mise en place d’un étiquetage notant les produits ménagers selon leur impact sur la santé et sur l’environnement. « Comme pour les cosmétiques, les consommateurs sont de plus en plus méfiants quant à la toxicité des produits ménagers pour leur santé et pour la planète. D’autant qu’il est difficile de connaître leur composition exacte : liste des ingrédients incomplètes sur les emballages, étiquettes peu claires… Un repère permettant de juger en un clin d’œil le risque des produits en rayon est indispensable », explique l’INC dans un communiqué de presse.

L’INC voudrait un étiquetage comparable au nutriscore en notant les produits de A à E. La notation imaginée par l’INC se veut « un calcul de risque chimique global tenant compte des menaces de chaque ingrédient sur la santé et l’environnement, avec un poids donné aux plus préoccupants pour la santé humaine et aux plus concentrés », explique l’INC dans son magazine 60 millions de consommateurs.

Réaction des fabricants

Pour l’Association française des industriels de la détergence (Afise), « l’objectif de transparence et de pédagogie sur les produits va dans le bon sens et constitue un objectif commun à celui de l’association. Il est néanmoins difficile de comparer les compositions de différentes catégories de produits dont les usages sont différents (nettoyant sol versus désinfectant par exemple). Chaque produit détergent ou désinfectant a une finalité bien précise avec des usages spécifiques pour des bénéfices sanitaires identifiés comme l’utilisation de désinfectants par exemple quand le risque de transmission de germes est élevé (épidémie de grippe ou de gastro-entérite). »

L’Afise souligne que « la question de la méthodologie employée dans la réalisation du ménag’score » se pose tant pour évaluer un éventuel risque sur la santé que sur l’environnement. Sur le plan sanitaire, il est essentiel de ne pas identifier uniquement le danger d’un ingrédient mais d’évaluer le risque réel : c’est-à-dire de ne pas évaluer selon la simple présence d’un ingrédient mais bien en fonction de sa concentration et du risque éventuel associé en fonction de l’usage prévu du produit. Concernant l’évaluation environnementale, il est également essentiel d’intégrer l’usage du produit ainsi que la performance de ce dernier pour avoir une approche rigoureuse. » L'Afise rappelle également que « tous les produits mis sur le marché sont sûrs pour le consommateur et pour l’environnement dans les conditions normales d’utilisation ». Cela suffit-il pour rassurer un consommateur de plus en plus méfiant? rien n'est moins sûr. L'INC annonce que plus de 19 000 personnes ont déjà signé sa pétition pour le ménag'score

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