L'Intermarché de Nemours ancre la marée dans la modernité

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Tables réfrigérées, étiquettes électroniques, commandes sur tablettes… Dans l’Intermarché de Nemours, en Seine-et-Marne, le rayon marée, organisé principalement autour du stand, se distingue. Visite guidée.

Ambiance tamisée 
Le rayon épouse la forme arrondie du bâtiment. Au sol, le Gerflor, et aux murs, la couleur marronconfèrent au linéaire une ambiance feutréequi rompt avec les codes traditionnels.(carreaux, couleurs vives …)
Ambiance tamisée
Le rayon épouse la forme arrondie du bâtiment. Au sol, le Gerflor, et aux murs, la couleur marronconfèrent au linéaire une ambiance feutréequi rompt avec les codes traditionnels.(carreaux, couleurs vives …)© PHOTOS Muriel-DOVIC

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Mercredi 6 avril 2016, 8 h 30. Le centre commercial Les Coquelicots ouvre ses portes. Nous sommes dans la zone d’aménagement concerté (ZAC) des Hauteurs du Loing, à Nemours, petite commune située dans le sud de la Seine-et-Marne. C’est ici qu’a été inauguré, le 28 octobre 2015, l’Intermarché de l’adhérent Richard Doyen. Conçu dans un ancien bâtiment de logistique à l’abandon, le magasin s’étend sur pas moins de 4 000 m². Sa forme ronde en constitue la principale caractéristique. De fait, au sein du point de vente, les rayons s’organisent en pétales de fleur. À l’image du rayon marée, qui présente une forme légèrement arrondie facilement repérable grâce à un balisage au mur – en forme de poisson naturellement ! « Le magasin fait partie des dix premiers Intermarché de France. La marée revêt une dimension stratégique pour le trafic en magasins », s’enthousiasme Nathalie Defosse, directrice générale adjointe du point de vente. À 75 kilomètres de la capitale, les Parisiens débarquent nombreux le week-end dans leur maison de campagne. Seniors, artisans et commerçants constituent, le reste de la semaine, l’essentiel de la clientèle.

Pas question donc de lésiner sur les investissements et les aménagements du linéaire. Sur près de six mètres, le banc se distingue ainsi par des tables réfrigérées en Inox.

Des clients prêts à payer le prix de la qualité

« Avec une température constante, les tables réfrigérées garantissent des produits frais tout au long de la journée et facilitent le travail de l’équipe. Cependant, nous avons rapidement constaté que les clients restent très attachés au lit de glace, gage de fraîcheur à leurs yeux. Nous continuons donc à mettre un mince filet de glace sur les tables », explique Jérémy Thierry, le chef du rayon. Âgé de 30 ans, ce fils de marin-pêcheur qui a été filteur à Boulogne-sur-Mer, fait preuve d’une très grande connaissance des produits. Le jeune poissonnier table chaque jour sur un assortiment variant d’une vingtaine à une quarantaine de références. En bout de table, les filets : « Je me suis rapidement rendu compte que les clients étaient prêts à mettre un peu plus d’argent pour des produits de qualité, préférant les morceaux sans arêtes aux poissons entiers », indique Jérémy Thierry.

Suivent les crustacés, qui sont présentés dans des panières. À la clé, moins de manipulations et des produits préservés, assure le chef du rayon. En contrebas des panières, les crustacés vivants (palourdes, bulots, bigorneaux, coques) peuvent être préparés sur place grâce à un autocuiseur et à une cellule de refroidissement. L’attente des clients pour davantage de services est de plus en plus forte, estime Jérémy Thierry. La dernière partie du rayon est consacrée aux poissons entiers. À l’autre extrémité, une zone non réfrigérée est réservée aux présentations volumineuses. Ce mercredi, les clients affluent.

Solutions de haute technologie

À peine arrivé sur le plateau de la balance, le poisson est em­ballé. Dans une salle à l’arrière, le chef du rayon, équipé d’un ordinateur, met à jour le prix des produits au fil de la journée. « L’étiquette électronique est une solution de haute technologie encore peu utilisée dans les rayons traditionnels. Elle présente l’avantage de limiter l’intervention humaine en permettant de modifier à distance les prix sur l’ensemble du linéaire. Lorsqu’on connaît la complexité d’une étiquette qui doit afficher de plus en plus d’informations, l’avantage est de taille », assure Nathalie Defosse. En plus de son ordinateur, le chef du rayon a une tablette avec laquelle il effectue chaque jour ses commandes auprès de la Scamer, filiale du groupement chargée de la transformation et de la distribution des produits pêché­s par sa flotte intégrée, la Scapêche. Jérémy Thierry peut revenir sur l’historique de ses commandes, faire un point sur son panier, prendre connaissance de l’état des stocks par catégorie de produits. Là encore, cette version moderne du cadencier lui simplifie la tâche. « Nos clients sont fidèles. Parmi eux, beaucoup de retraités avec lesquels je prends le temps de discuter. J’aime leur faire plaisir », raconte-t-il avec sincérité. Son équipement high-tech contribue assurément à sa démarche…

Les chiffres

  • 6 mètres pour le banc + 2 bacs pour le frais emballé
  • 1 responsabledu rayon et 4 vendeurs
  • 20 à 40 référenceschaque jour
  • 5% du chiffred’affairesdes produits frais en 2015
Source : Intermarché Nemours

"L’implantation des tables réfrigérées constitue un véritable atout dans l’organisation du travail, permettant d’enlever, puis de reconstituer au plus vite le linéaire."

Jérémy Thierry, chef du rayon marée au magasin Intermarché de Nemours

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Article extrait
du magazine N° 2409

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