L’intersyndicale de Surcouf pointe les «erreurs de gestion et de stratégie» du p-dg

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L’enseigne spécialisée dans le high-tech est placée en redressement judiciaire depuis hier, 1er mars.

Les syndicats reprochent à Hugues Mulliez des erreurs stratégiques.
Les syndicats reprochent à Hugues Mulliez des erreurs stratégiques.

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Les syndicats de Surcouf sont vent debout contre leur p-dg, Hugues Mulliez. Au lendemain de l’annonce de la mise en redressement judiciaire du spécialiste du high-tech, l'intersyndicale de Surcouf (CFTC/CFE-CGC/CGT) a dénoncé ce vendredi les "erreurs de gestion" et les "choix stratégiques catastrophiques" de Hugues Mulliez. "Cette mise sous protection fait suite aux nombreux choix stratégiques catastrophiques et aux nombreuses erreurs de gestion de notre PDG depuis juin 2009", date à laquelle il avait racheté l'entreprise au groupe PPR (Pinault Printemps Redoute), a déclaré l'intersyndicale dans un communiqué. "On est d'autant plus furieux de cette décision que nous n'avons cessé d'alerter notre PDG sur les errements de sa gestion depuis plusieurs années et qu'il n'en a jamais tenu compte", a dénoncé Olivier Chagnoux, représentant CFE-CGC et secrétaire du comité d'entreprise.
Selon lui, la direction n'a fait qu'"accumuler les erreurs aussi bien au niveau du management que de la stratégie commerciale", fustigeant notamment l'"inutilité du changement de siège social" de Paris à Lille, le "gouffre financier qu'a constitué le rachat d'un nouveau magasin à Lille, trop coûteux (8 millions d'euros) et pas rentable", ou encore le licenciement en 2010 "de plus de 85% des vendeurs, qui représentaient le savoir-faire du groupe et l'une des meilleures chances pour remettre l'entreprise à flot".
"La rupture du crédit-fournisseur n'était qu'un prétexte, cela faisait plusieurs mois que nous ne payions plus certains de nos fournisseurs. Bien sûr que nous avons dû faire face à une forte concurrence, bien sûr que la crise nous a affectés, mais au-delà de tout ça, ce sont surtout les erreurs stratégiques de notre direction qui nous ont menés dans le marasme où nous sommes", a souligné Olivier Chagnoux. "Aujourd'hui, il va falloir nous battre, nous voulons rencontrer le mandataire judiciaire et avoir accès aux comptes. On ne va pas se laisser faire", a averti le représentant syndical, tout en jugeant qu'"à l'heure actuelle, une grève serait malvenue et contre-productive". L'enseigne de  high-tech, qui emploie 472 personnes, possède six magasins en France. En 2010, elle avait affiché une perte nette de 20 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 160 millions d'euros, conduisant à la mise en oeuvre d'un plan social et à la fermeture de deux de ses magasins.

 

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