L'italien Trinity Alimentari repêche Saupiquet

Twitter Facebook Linkedin Google + Email Imprimer

En s'offrant Saupiquet, Trinity devient le premier fabricant de conserves de poissons en Europe.

Depuis quelques mois, les rumeurs allaient bon train. Qui allait reprendre Saupiquet ? Les noms de l'américain Heinz et de l'espagnol Calvopesca étaient sur toutes les lèvres. Mais, surprise, Trinity Alimentari (filiale du groupe Bolton) les coiffe tous sur le poteau. Le leader italien de la conserve de poissons va lancer une OPA sur les 37,1 % que détient Paribas Affaires Industrielles (PAI) dans le capital de Saupiquet. Trinity versera 95 e par action, ce qui valorise le groupe à au moins 113 millions euros (745 MF). Des conditions « satisfaisantes au regard des résultats de Saupiquet », selon PAI.

Après une année 1998 difficile (60 millions de francs, 9,23 MEUR, de pertes), l'entreprise de Didier Lefevre peine à remonter la pente avec un résultat net en recul de 18 % au premier semestre.

La porte ouverte à des synergies

Mais l'aspect financier de l'opération n'est pas tout. Paribas se félicite de la complémentarité des deux entreprises, notamment en matière de produits et de filières industrielles, laissant la porte ouverte « à des synergies ». De fait, Saupiquet occupe des positions fortes en France (numéro un), en Belgique et en Allemagne. Et ce, avec sa marque Saupiquet mais aussi à travers son activité de marques de distributeurs. Tandis que Trinity fait la course en tête en Italie et en Grèce avec ses gammes Rio Mare. Le nouvel ensemble domine ainsi largement l'Europe continentale, à l'exception de l'Espagne.

Par ailleurs, le français apporte sa propre flotte, en tout sept navires, lui permettant de mieux supporter une éventuelle flambée de la matière première. Reste à savoir si cette armada, qui s'est révélée très coûteuse pour Saupiquet, sera conservée en l'état. Le groupe français recherchait encore le mois dernier un « partenaire » afin de gérer ses thoniers. Une chose est sûre : le plan de restructuration de Saupiquet, initié en 1999, « sera finalisé en 2000 ». Il prévoit notamment la spécialisation des sites par produits et plusieurs centaines de suppressions d'emplois, essentiellement parmi les intérimaires et les contrats à durée déterminée.
Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Article extrait
du magazine N° 1656

Couverture magasine

Tous les jeudis, l'information de référence de la grande consommation Contactez la rédaction Abonnez-vous

 
Suivre LSA Suivre LSA sur facebook Suivre LSA sur Linked In Suivre LSA sur twitter RSS LSA