L'oeuf prend de la valeur

|

L'oeuf affiche une belle croissance. Surtout lorsqu'il est pondu en plein air...

792,2 M€

Le chiffre d'affaires réalisé en 2009, à + 5,7 % versus 2008

Source : IRI, CAM à fin février 2010, hypers + supers

L'oeuf a marqué sa différence en 2009. Alors que la majorité de l'offre crémerie jouait le couple baisse des prix-agressivité promotionnelle pour relancer les volumes, il a réussi l'an dernier à maintenir une très belle croissance en volume et en valeur, tout en augmentant son prix moyen et en baissant l'intensité de l'effort promotionnel.

À la base de cette performance, des tendances de consommation et un contexte économique très favorables. De fait, utilisé en tant que plat, l'oeuf offre de très bonnes solutions au rapport qualité/prix. Mais il peut aussi bien sûr être utilisé en tant qu'élément de recette. Option qui représente environ la moitié des volumes consommés et elle aussi très porteuse, à l'heure où le fait-maison favorise fortement l'ensemble des ingrédients nécessaires en cuisine.

Dernier élément positif, la vague du bio et, au-delà, les valeurs liées à l'authentique et au naturel, qui jouent en faveur des segments « plein air », fortement en progression depuis plusieurs années.

 

Une norme coercitive

 

Bref, tout irait bien dans le meilleur des poulaillers si, justement, ceux-ci n'étaient pas confrontés à l'obligation, d'ici à 2012, de se mettre en conformité avec une directive européenne qui oblige la majeure partie de la filière à une mise aux normes de l'appareil de production. « L'élevage en cage, qui correspond aux oeufs standards, représente encore près de 70% des volumes produits. C'est dire l'impact du texte pour les producteurs et des investissements très importants trois ans après la flambée des prix des produits d'alimentation des poules. L'ensemble de la filière est fragilisée », explique Amandine Escaravage, responsable marketing pour Matines, première des marques nationales avec 6,5% de part de marché en valeur.

Un leader qui, pour 2009, revendique une progression de près de 10% de ses volumes malgré une baisse de 7% de l'effort promotionnel. La responsable marketing souligne en outre les efforts accomplis par la marque pour le recrutement de producteurs agréés bio. « Des efforts qui vont nous permettre d'accompagner beaucoup plus confortablement les évolutions de la demande », affirme-t-elle.

Les raisons du succés

Les segments valorisés de type Plein Air, label Rouge, biologique... tirent le marché et progressent plus vite que lui.

Une production qui monte en gamme. En pleine restructuration ou reconstruction, le parc de production est de mieux en mieux en mesure de satisfaire à la demande sur les segments valorisés

Des tendances de consommation très favorables. L'oeuf profite de la tendance du fait maison et du contexte économique difficile, grâce à son statut de « protéine économique ».

LE NATUREL ET L’AUTHENTIQUE PRENNENT LEUR ENVOL

Excepté le tout petit segment des oméga 3, toutes les catégories sont à la hausse. Notamment celles qui sont valorisées, tels les Plein Air, les labels Rouge et les biologiques.

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Article extrait
du magazine N° HSFFF2010

Couverture magasine

Tous les jeudis, l'information de référence de la grande consommation Contactez la rédaction Abonnez-vous

X

Recevez chaque semaine l’essentiel de l’actualité des marchés, des distributeurs et des fournisseurs de produits alimentaires.

Ne plus voir ce message