L'OPA sur Scottish et Newcastle en bonne voie

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concentration - Trois mois après le début de l'offensive des groupes néerlandais Heineken et suédois Carlsberg, le patron du brasseur écossais est prêt à discuter avec ses deux prédateurs.

Les actionnaires de Scottish et Newcastle peuvent commencer à se frotter les mains. John Dunsmore, PDG du brasseur écossais, s'est résolu à entamer les discussions avec ses deux prédateurs Heineken et Carlsberg, réunis au sein d'un consortium. Avec une condition à des discussions sereines : que l'action s'échange à 800 pence, contre 540 pence voici un an. Ainsi, l'entreprise écossaise serait valorisée à 7,8 milliards de livres sterling, soit 10,3 milliards d'euros. En octobre, Heineken et Carlsberg proposaient 720 pence par action (LSA n° 2017 et 2025).

C'en est fini, donc, des intentions de Scottish et Newcastle (S et N) de se défendre contre cette OPA et d'en appeler au tribunal de Stockholm pour récupérer BBH (Baltic Beverage Holding), la joint-venture très fructueuse (chiffre d'affaires de 1,3 million d'euros en 2006, + 37,1 %, quand le marché russe bondit de 22,7 %) qu'il partage avec Carlsberg, l'un de ses prédateurs. Le Takeover Panel, organisme qui régule les fusions outre-Manche, a repoussé au 24 janvier la date limite accordée aux deux industriels pour faire une offre.

Découpage bien défini

Comme prévu en octobre au moment de l'offensive, les prédateurs ont anticipé la découpe géographique de S et N. Heineken récupérerait les activités britannique, américaine et indienne ; Carlsberg, les parties russe, balte, ukrainienne, kazakhe - réunies dans BBH -, grecque, chinoise et des Brasseries Kronenbourg. Tim Seager, nouveau patron de la filiale française de S et N nommé mi-décembre, a tout de suite réagi à l'annonce de sa maison mère. Il a rassuré ses 1 634 salariés, affirmant que la stratégie devrait continuer comme convenu. À savoir, retour sur le coeur de métier de brasseur suite aux cessions d'Elidis, la filiale de distribution de boissons aux cafetiers et de la marque Taverne de Maître Kanter.

Si l'OPA réussit, ce qui est bien parti, le Royaume-Uni perdrait son dernier brasseur indépendant.

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Article extrait
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