L’Oréal affiche une faible croissance au troisième trimestre 2014

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Les résultats du groupe L'Oréal, numéro un mondial des cosmétiques, pâtissent du recul de la division Produits grand public en particulier en Europe de l’ouest.

Jean-Paul Agon, Pdg de L'Oréal, est confiant pour la fin 2014.
Jean-Paul Agon, Pdg de L'Oréal, est confiant pour la fin 2014.© Alain Buu pour L'Oréal

Le chiffre d’affaires de L’Oréal s’est élevé à 16,56 milliards d’euros au troisième trimestre 2014. Comparé à la même période en 2013, cela représente une baisse de -0,4% à données publiées mais une hausse de 3,3% à données comparables.  La croissance organique du leader mondial des cosmétiques a chuté à 2,3% : c’est son plus bas niveau depuis la crise de 2008-2009. A titre de comparaison, elle était de 3,8% au premier trimestre 2014. Si la division Cosmétique Active affiche toujours une croissance à deux chiffres (+11,3%), L’Oréal Luxe a bien ralenti (4,9% contre 7,5% au trimestre précédent), les ventes de la division Produits grand public sont, elles, en recul (-0,4%). Cette dernière représentant 49% du chiffre d’affaires du groupe.

Trou d'air

« Au troisième trimestre, L’Oréal a réalisé une faible croissance du fait d’un léger recul de la Division des Produits Grand Public, sur un marché mass-market qui a connu un trou d’air en Europe de l’Ouest », a déclaré Jean-Paul Agon, Pdg de L’Oréal. Un trou d’air dû à une baisse de la consommation et à une pression sur les prix. « La guerre des prix ne s’étend pas à tous les pays mais elle est forte en Allemagne, en France et elle commence en Angleterre. Toutefois, elle a surtout un impact sur la marge des distributeurs », a commenté Jean-Paul Agon. 

Prévisions 2015

Pour la fin de l’année, le Pdg se veut toutefois optimiste : « le quatrième trimestre devrait être le meilleur de 2014. Il y a des signes encourageants. Le marché américain est bien reparti. Depuis la fin de l’été, nous regagnons des parts de marché sur le mass-market en Europe. La division Produits grand public devrait notamment améliorer ses performances. L’impact monétaire devient aussi positif. » Pour 2015, le Pdg reste prudent. « il est difficile de prédire ce qu’il va se passer en 2015. Notre croissance devrait tourner autour de « 3-3,5% également », conclut-il.

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