Marchés

L’Oréal cherche à faire mieux en développement durable

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Un auditorium de la Gaieté lyrique, un car de journalistes venus du monde entier, des experts internationaux, des caméras, des micros… Fidèle à son habitude, c’est en grande pompe que l’Oréal fait ses annonces. Le 23 octobre dernier, c’était au tour du nouveau plan de développement durable.

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Le groupe de cosmétique voulait convaincre. L’avenir dira si les faits sont là, mais dans le discours, Jean-Paul Agon, son PDG, n’hésite pas à parler de « nouveau modèle de développement économique », et entend « dessiner le nouveau l’Oréal des 20 prochaines années ».

L’ancien plan de développement durable datait de 2005 et affichait des ambitions pour 2015. Moins de deux ans avant l’échéance, les résultats sont, dans certains domaines loin d’être atteints, comme l’on montré nos confrères de l’Usine Nouvelle… Mais L’Oréal n’hésite pas à avouer qu’il a encore des efforts à faire. Sans pour autant remettre en cause son développement prévu – les désormais célèbres milliards de consommateurs supplémentaires – le groupe entend prendre en compte le développement durable à bras le corps, d’ici 2020. Les objectifs ont été fixés en partenariat avec 150 organisations. Sous tous les angles. Ou presque.

de 50% à 60%

Côté produits, L’Oréal promet d’innover dans ce domaine. D'utiliser des matières premières renouvelables ou issues de ressources durables. De prendre en compte la chimie verte. Et de travailler sur des innovations packaging avec un profil environnemental amélioré.

Dans le coin de l’industrie, le groupe voulait réduire de 50% ses émissions de CO², sa consommation d’eau et de déchets par unité de produit fini entre 2005 et 2015. Si en 2013, il est loin du compte, il se donne 5 ans supplémentaires pour atteindre les 60% de réduction dans tous ces domaines. Mais il faut aussi prendre en compte que l’Oréal augmente sa production en permanence… Et l’a déjà beaucoup augmenté depuis 2005 !

Du DD collaboratif

Autre innovation : le groupe mettra en place son propre outil d’évaluation environnementale et sociétale des produits. Afin de dresser le profil des produits. Selon l’Oréal « les marques rendront ces informations disponibles pour permettre au consommateur de faire des choix ». Une sorte d’affichage environnemental propre aux cosmétiques l’Oréal… Mais encore faudra-t-il que le client puisse comprendre et analyser ces informations.

Côté marques, elles devront toutes rendre des comptes en interne sur leur emprunte environnementale et prendre des engagements pour s’améliorer. L’oréal compte également le faire de manière participative, en associant les clients à ses engagements, avec un comité consultatifs de consommateurs.

Jean-Paul Agon a également confirmé la mise en place prochaine d’une couverture santé minimale pour tous les salariés du groupe, dans tous les pays du monde. Celle-ci s’alignera sur « les meilleurs pratiques de leur pays et de leur résidence ». Et comprendra également des indemnités en cas d’accident de la vie ou d'invalidité permanente.

Sept chevaliers "durables"

Et pour encadrer toutes ces ambitions, l’Oréal a encore, comme elle l’avait fait pour les questions scientifiques, convié à sa table des « experts internationaux ». Un Conseil de sept grands pontes en développement durable, écologiste chinois, journaliste français, designer américain spécialisé dans le luxe écologique … Six personnalités réunies autour d’une table présidée par Jose Maria Figueres, l’ancien président et homme d’affaires costaricain. Aujourd’hui, il est président de la Carbon War Room, une ONG qui vise à accélérer l’adoption par les acteurs économiques de solutions qui réduisent les rejets carbonés.

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