L’Oréal investit sur la "reverse innovation"

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Alors que la marché de la cosmétique mondiale est en pleine mutation, L'Oréal s'est donné comme objectif de conquérir un milliard de nouveaux consommateurs à l'horizon 2020. Pour y arriver, direction les pays émergents, qui représentent déjà 53 % des ventes de cosmétiques mondiales mais seulement 35 % pour L’Oréal. Le groupe s’est donc mis en tête d’y implanter des centres de Recherche & Développement, « afin de concevoir des produits propres aux pays émergents. Il faut connaitre la population locale, innover là ou le consommateur se trouve et adapter l'offre au climat, à la culture, à l’alimentation. Une fois développées, on peut ensuite les nouveautés à d’autres régions du monde. C’est la reverse innovation », déclare Laurent Attal, directeur général Recherche & Innovation chez L’Oréal. Exemple emblématique : les shampoings Elsève Repair, lancés en Amérique Latine avant d’envahir les linéaires du monde entier. Un changement total de cap alors que jusqu’à présent, tous les produits étaient développées dans les pays matures. Mais il y a encore du travail à faire. Si le groupe compte 18 centres de R&D dans le monde, seuls deux concernent les pays émergents (Brésil en 2007 et Chine en 2005). Le budget alloué à la recherche fondamentale ne cesse de croitre chez L’Oréal : passé de 588 millions d’euros en 2008 à 609 millions en 2009, il devrait progresser dans les années à venir à hauteur de 3 à 4 % de plus que l’évolution du chiffre d’affaires.

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