L’Oréal retirera les microbilles de polyéthylène dans ses produits

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Pour améliorer la sensation de douceur des produits et les propriétés exfoliantes - qui arrache les peaux mortes – les fabricants ont pris l’habitude d’utiliser des microbilles de polyéthylène (appelées microplastiques). Elles sont présentes dans les gommages, les nettoyants visages et les gels douche. Mais posent quelques soucis... 

© L'ORÉAL

Ces microbilles sont suspectées de rester dans les eaux usées, et d’avoir un impact dans l’environnement. Leur petite taille leur permet de passer outre les filtres des stations d’épuration. Utilisée à grande échelle, elles se retrouvent notamment dans les océans, les lacs ou les rivières, et déséquilibrant. Et pouvant même s'agglomérer entre elles. Face à cette controverse, Unilever avait décidé de les supprimer de ses produits cosmétiques l’année dernière, un engagement censé entrer en vigueur en 2015.

Douze mois plus tard, l’Oréal a annoncé qu’il ferait de même pour 2017.

« Dès que L’Oréal a eu connaissance des préoccupations sur l’impact environnemental des microbilles de polyéthylènes dans ses produits gommant, la Recherche de L’Oréal a examiné la question et a pris la décision d’un désengagement progressif », a indiqué le groupe dans un communiqué.

Et ce, même si la majeure partie des plastiques présents les océans provient avant tout des emballages rejetés dans la mer.

Une interdiction en vue ?

Pourquoi attendre 2017 ? « Substituer un ingrédient n’est pas simple », indique l’Oréal. « Il faut en effet analyser et identifier une ou des alternatives viables qui doivent répondre à différents critères ». Et ne pas substituer par quelque chose de pire… En jeu : la sécurité humaine et environnementale, l’efficacité même du produit, l’approvisionnement durable en matière première et le coût global, bien sûr.

Le Groupe annonce s’intéresser aux alternatives naturelles comme les particules minérales ou les noyaux de fruits.

Les premières marques a subir ce désengagement seront Biotherm  en 2014, puis The Body Shop en 2015, avant d’être étendu à l’ensemble des marques du Groupe en 2017.

Si ces actions tiennent pour le moment du bon vouloir des industriels, selon le site Premium Beauty News, l’Etat de New-York et de la Californie ont proposé un projet de loi visant à interdire ces microbilles dans les produits cosmétiques. Une loi qui aurait toutes ses chances de débarquer en Europe, étant donné l'avancé du règlement cosmétiques européens comparé aux autres pays. 

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