Marchés

L’UFC-Que-Choisir épingle les marques sur l’origine des viandes dans les produits transformés

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Trois ans après le scandale du horsegate, l’UFC-Que-Choisir, publie une enquête sur la mention de l’origine des viandes dans les produits transformés. Le constat est édifiant : 54 % des produits font l’impasse sur cette information. L’Association appelle l’Union Européenne à l’action.

54 % des produits transformés ne mentionnent pas l'origine de la viande
54 % des produits transformés ne mentionnent pas l'origine de la viande

A la différence des crises alimentaires passées, l’affaire du horsegate n’a pas permis de faire adopter des mesures réglementaires par la Commission Européenne. Ainsi, l’association de consommateurs, l’UFC-Que-Choisir, a mené une enquête du 25 janvier au 1er février 2016 sur l’étiquetage d’origine des viande en tant qu’ingrédients dans un échantillon de 245 produits transformés à base de viande de bœuf, poulet, porc pour 13 marques nationales et sept MDD.

Faible transparence

Au global, 54 % des produits font l’impasse sur l’origine des viandes. Les références à base de bœuf limitent la casse avec 70 % des produits indiquant l’origine. En revanche le poulet et le porc sont des mauvais élèves avec respectivement 74 % et 57 % des produits sans mention. Ainsi, ¾ des saucisses de Strasbourg n’ont aucune indication d’origine, 62 % des nuggets de poulet, 87 % des charcuteries de volaille et 92 % des sandwichs au jambon.

Bon rapport pour Findus, Le Gaulois, Charal et Marie

Toutes les marques ne sont pas à égalité sur l’étiquetage de l’origine des viandes. Si Findus, Le Gaulois, Charal, et Marie font office de bons élèves, Daunat, Père Dodu et Sodebo sont montrés du doigt. Concernant les MDD, excepté Intermarché, les autres distributeurs n’informent pas suffisamment les consommateurs. Au rayon bœuf, 100 % des MDD sont étiquetées chez Intermarché, Carrefour et Système U, pour les produits à base de porc, 0 % porte la mention chez Casino, Leader Price. Même constat pour le poulet chez Auchan, Carrefour et Casino.

L’UFC face aux lobbies

Mais le lobby des industriels agroalimentaires freine des quatre fers. Il prône que l’étiquetage de l’origine serait impossible sur les produits élaborés car trop compliqué alors que certains ne sont composés que de deux ingrédients comme la saucisse de Strasbourg. Par ailleurs, cet effort de traçabilité ne représenterait qu’un surcout de 0,7 %, soit une hausse de 0,015 euro pour une barquette de lasagnes, avance l’UFC.

Ainsi, l’association appelle les parlementaires européens à voter en faveur de la traçabilité pour accroitre la pression sur la Commission et demande à la Commission d’adopter une réglementation sur l’étiquetage obligatoire de l’origine nationale dans les produits transformés.

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