L’UFC-Que Choisir pointe 400 cosmétiques contenant des substances indésirables

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Un an après sa première publication, l’UFC-Que Choisir met à jour sa base de données recensant les cosmétiques contenant des substances indésirables (perturbateurs endocriniens, allergènes…). Une base mise gratuitement à la disposition des consommateurs. L’association presse aussi les pouvoirs publics d’instaurer des mesures réglementaires plus protectrices dans ce domaine.

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400 cosmétiques contenant un ou plusieurs ingrédients indésirables. C'est ce que recense l’UFC-Que Choisir dans sa base de données que l’association vient de mettre à jour. Enrichie par ses enquêteurs et les consommateurs, la base a doublé de taille en un an. L’association déplore la présence toujours aussi massive de composants indésirables dans les produits d’hygiène-beauté. Alors en attendant que les pouvoirs publics instaurent des mesures règlementaires plus protectrices, l’UFC-Que Choisir a décidé de la mettre gratuitement à la disposition des consommateurs afin qu’ils sachent et comprennent ce que contiennent les produits cosmétiques.

L’association explique clairement ce qu’elle définit comme "substances indésirables" et décrit les effets nocifs potentiels de chaque, principalement des perturbateurs endocriniens et des allergènes (voir encadré ci-dessous).

Le top 10 des mauvais élèves

L’UFC-Que Choisir pointe dix produits à reformuler d’urgence. En particulier, ceux qui cumulent plusieurs ingrédients indésirables. « Le plus stupéfiant ? Le gel purifiant Eau précieuse, a priori particulièrement adapté aux adolescents, contient pas moins de deux perturbateurs endocriniens et deux allergènes majeurs, la MIT et la MCIT. Idem pour le gel douche nourrissant sans savon de Klorane. Aussie propose une petite variante à ce cumul ébouriffant : son soin intensif Miracle douceur soyeuse cumule deux allergènes (MIT et MCIT) et deux parabènes. Le mal nommé Protectyl d’Yves Rocher, spray solaire potentiellement utilisé par toute la famille, contient quatre perturbateurs endocriniens, un record. Quant aux lingettes intimes de Carrefour, elles en renferment trois associés à un irritant particulièrement malvenu en l’occurrence : le sodium lauryl sulfate », explique l’association.

Attention portée aux bébés

L’UFC-Que Choisir tire la sonnette d’alarme en particulier sur les produits pour bébés et les femmes enceintes. « La cold cream d’Avène contient un perturbateur endocrinien et du phenoxyethanol que l’Agence nationale de sécurité du médicament juge toxique pour les plus petits ; la crème Dexeryl renferme du propylparaben », souligne l’association. A noter que les laboratoires Pierre Fabre ont répondu que le Dexeryl n’est pas un cosmétique mais un médicament. « Dexeryl crème est indiqué dans le traitement d'appoint des états de sécheresse cutanée de certaines dermatoses telles que dermatite atopique, états ichtyosiques, psoriasis et dans le traitement d'appoint des brûlures superficielles de faibles étendues. En dehors de ces indications médicales autorisées, l’utilisation du médicament n’est pas recommandée, puisque le laboratoire, n’ayant pas fait d’études cliniques, ne peut garantir ni l’efficacité ni la sécurité du médicament. » L’UFC-Que choisir souligne donc que le Dexeryl ne devrait pas être utilisé pour soulager la sécheresse cutanée ou les irritations du siège chez leur bébé, ce que font nombre de parents. Autres produits dans le viseur de l’association : « la crème Prévention vergetures d’Elancyl, elle contient du cyclopentasiloxane que les femmes enceintes devraient éviter. »

Bon point pour Corine de Farme

L’UFC-Que Choisir a aussi suivi l’évolution des sept produits mis en lumière l’an passé. L’association note que seule Corine de Farme a revu sa formule et supprimé les ingrédients indésirables de sa crème pour le change. « Leclerc, s’il respecte la loi, devrait avoir retiré des rayons son lait de toilette sans rinçage contenant de la MIT. Pour le reste, Rogé Cavaillès s’obstine à vendre des produits destinés à la zone intime qui contiennent un perturbateur endocrinien bien connu, le triclosan, Caudalie n’a pas changé la formule de son fluide antirides et Fess’nett a laissé sur le marché ses lingettes désormais destinées au postérieur des adultes ! Celles de Poupina n’ont pas changé de formule et contiennent toujours du propylparaben. Physelia a également maintenu deux allergènes majeurs, MIT et MCIT, dans son gel « protecteur » pour la toilette intime ainsi que dans deux autres gels similaires (« apaisant » et « quotidien ») », assure l’UFC-Que Choisir. Et de presser les pouvoirs publics européens « de mettre en œuvre sans délai les recommandations des experts en matière de retrait des substances, d’encadrer strictement les allégations d’étiquetage et, plus généralement, de proposer une nouvelle définition des perturbateurs endocriniens permettant un retrait effectif de ces substances nocives. » L’UFC-Que Choisir appelle les consommateurs à continuer leur travail de « veilleurs de marché » en notifiant  les produits contenant ces substances au moyen du formulaire de signalement disponible sur son site internet. L’an passé, suite à la publication de la première version de la base, les ventes de cosmétiques en GMS avaient chuté.

Les substances indésirables traquées par l'UFC-Que Choisir:

 

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