"L’utilisation de l’EDI peut progresser dans les secteurs du vin et des fruits et légumes"

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INTERVIEW Interview  de Jean-Luc Destoop (Auchan France), de Gendi (société promouvant l’utilisation des standards GS1)

jeanlucdestoop

Pouvez-vous nous rappeler quels sont les bénéfices de l’Echange de données informatisées (EDI) ?

L’EDI, très simplement, se substitue au papier dans toute la chaîne de commandes entre un distributeur et son fournisseur, par exemple. Le processus peut être partiellement ou totalement informatisé et donc dématérialisé, qu’il s’agisse de la prise de commande, de l’avis d’expédition ou de la facture. Les bénéfices sont de plusieurs ordres : la fiabilité, puisqu’il n’y a plus de saisie manuelle, mais aussi la rapidité et, plus globalement, la simplification.

L’EDI est utilisé depuis longtemps dans la distribution. Où en est-on aujourd’hui ?

Effectivement, les choses ont avancé par lames de fond successives. Chez Auchan, par exemple, nous avons débuté les échanges EDI avec les grands industriels des PGC dès 1994 ! Néanmoins, il reste aujourd’hui quelques secteurs importants, comme le vin ou les fruits et légumes, où la situation reste figée et l’EDI ne progresse pas.

Pour quelles raisons ?

Essentiellement parce qu’il s’agit de secteurs très éclatés : ils comptent plusieurs dizaines de milliers de fournisseurs qui sont de très petites entreprises, il peut s’agir d’un agriculteur, d’un viticulteur…

Comment Gendi, qui réunit notamment les distributeurs, compte procéder ?

Le préalable, c’est de mettre en mouvement les donneurs d’ordres et, pour cela, établir quel type de solutions, parmi celles bénéficiant des certifications GS1, gages de fiabilité, il faut prioritairement pousser vers ces fournisseurs. La technologie la plus évidente dans ce cas de figure, la plus simple à mettre en œuvre, est le web EDI, qui ne nécessite pas d’équipement spécifique. Ces dernières années, ce système a fait ses preuves. C’est la solution que les émetteurs de commandes devraient privilégier, dans un premier temps pour passer commande, afin d’atteindre les objectifs de Gendi : que 100% des industriels utilisent l’EDI, sur des standards fiables.

En chiffres : la dernière étude GS1 disponible sur le sujet, celle de 2011, indique que les commandes EDI représentent 84% du volume global des distributeurs, les avis d'expédition EDI 52%, et la facture dématérialisée 44%.

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