Marchés

La baisse des subventions à la volaille a provoqué un tollé dans toute la filière

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La décision du Comité de gestion des restitutions de diminuer de moitié les subventions au secteur de la volaille, annoncée la semaine dernière, et qui va mettre à mal les entreprises Doux et Tilly Sabco, les deux leaders de la volaille à l’exportation, a provoqué un tollé dans toute la filière.

Après la Confédération française de l’aviculture, qui avait réagi dès vendredi matin dans LSA, et qui craignait pour la survie de 1.000 éleveurs, la Fédération des industriels de l’aviculture (FIA) a également réagi en estimant à 5.000 le nombre d’emplois qui pourraient être perdus dans l’année. Selon nos sources, ces subventions s’élèvent à 80 millions d’euros, dont 55 pour Doux et 19,5 millions pour Tilly Sabco, le reste étant dispersé auprès de quelques entreprises.

280 000 tonnes exportées

Quant à Coop de France, elle ajoute les effets induits pour toute la filière. « Avec près de 50% de la production française exportée, l’activité export est vitale pour la filière volaille française. Rappelons qu’avec 280.000 tonnes de volailles commercialisées sur le grand export, cela représente l’équivalent de 700.000 tonnes d’aliments, c’est-à-dire la valorisation de 500.000 tonnes de céréales ».

Décision inadaptée

Coop de France Aviculture dénonce par ailleurs les arguments développés par la Commission Européenne pour diminuer les restitutions. Selon elle, ils ne sont pas fondés et ne tiennent pas compte de la situation du marché mondial à ce jour. « En effet, la parité euro/dollar s’est dépréciée, en faveur du dollar et le coût de l’énergie et des matières premières entrant dans l’alimentation des volailles se maintient à des niveaux élevés ».

Maintenir les subventions qui restent

Pourtant, il semble difficile que la Commission européenne revienne sur sa décision. D’ailleurs, dans un communiqué, Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture et Guillaume Garot, ministre délégué à l’agroalimentaire, indiquent qu’ils «continueront à se battre pour éviter toute nouvelle baisse ». Autrement dit, la division par deux est actée et le maintien du reste des subventions n’est pas acquis…

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