Marchés

La colère s'empare des distributeurs et des industriels bretons

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Les magasins bretons de Leclerc, Intermarché et Système U fermeront une heure ce mercredi matin pour soutenir la filière agroalimentaire régionale, en grandes difficultés, et protester contre la future écotaxe transport, qui fait courir un risque de "naufrage économique et social de la Bretagne ». Les industriels et les salariés de la région vont aussi donner de la voix ce mercredi.

Les distributeurs affichent leur solidarité avec les industriels et protestent contre la future écotaxe.
Les distributeurs affichent leur solidarité avec les industriels et protestent contre la future écotaxe.

Demain mercredi, à 9h, les Leclerc, Système U et Intermarché bretons vont baisser leurs rideaux une heure durant, de 9h à 10h. Les distributeurs ont pris cette décision collective, en signe de solidarité avec les salariés dont les emplois sont supprimés, mais aussi pour protester contre l’entrée en vigueur de l’écotaxe transport, prévue le 1er janvier prochain, qui frappera les poids lourds circulant sur les routes nationales. Selon les distributeurs,  qui entendent  « défendre les intérêts de tout un territoire », « la fiscalité verte est une taxe de plus que paiera le consommateur et qui viendra pénaliser le pouvoir d'achat ».

Les magasins communiqueront également auprès de leurs clients, par des insertions dans les quotidiens régionaux et des affichages dans les points de vente.

 « Les événements récents nous démontrent que la Bretagne et ses acteurs économiques doivent être de plus en plus solidaires pour affronter des dispositifs et des décisions qui pénalisent nos activités et notre territoire », écrit Rémy Jestin, président de la Scarmor. La Centrale bretonne de Leclerc a déjà donné de la voix sur le sujet. Fin août, c’est Olivier Bordais, adhérent Leclerc à Landerneau, qui prenait la plume pour, déjà, dénoncer les effets de l’écotaxe.

Gad, Doux, Tilly-Sabco, Marine-Harvest...

Les industriels bretons sont eux aussi largement mobilisés sur ces sujets, par l’intermédiaire de Produits de Bretagne (PeB), qui regroupe quelque 300 entreprises et plus de 100 000 salariés, ainsi que l’Association bretonne des entreprises agroalimentaires (Abea) qui appellent leurs membres à « sonner le tocsin » ce mercredi, en faisant résonner leurs alarmes incendie sur les lieux de travail, pour alerter sur la gravité de la situation. S’ils dénoncent aussi le « handicap supplémentaire pour leur région» que représente l’écotaxe, ils se mobilisent aussi pour défendre l’agroalimentaire, laminé ces dernières semaines, avec les suppressions d’emplois annoncées dans 4 entreprises de la région (Gad, Doux, Tilly-Sabco et Marine-Harvest). Les actions coups de poing des salariés se multiplient depuis lundi, l’aéroport de Brest, notamment ayant été bloqué.

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