Marchés

La Communauté urbaine d’Arras au secours de Fraisnor

|
Twitter Facebook Linkedin Google + Email Imprimer

La Communauté urbaine d'Arras a proposé de racheter les locaux du fabricant de lasagnes Fraisnor, estimés à 2,5 millions d'euros, pour apporter de la trésorerie à l'entreprise en redressement judiciaire à la suite de la crise du cheval, selon des sources concordantes.

"Cette entreprise est viable", a déclaré le président de la Communauté urbaine d'Arras Philippe Rapeneau : "l'objectif est de lui permettre de continuer, de sauver les 120 emplois". Philippe Rapeneau a proposé, lors d'une réunion à la préfecture du Pas-de-Calais, le rachat du bâtiment de Fraisnor à Feuchy, près d'Arras, propriété d'une SARL détenue à 100% par l'actionnaire majoritaire de Fraisnor, son PDG, Alain Leemans.

Celui-ci s'engage, en contrepartie, à réinjecter cet argent dans l'entreprise. Le bâtiment, estimé à 2,5 millions d'euros, est hypothéqué à hauteur d'un million d'euros. La part de liquidités à réinjecter dans la société atteindrait 600 à 800.000 euros, une fois les frais liés à la transaction déduits, selon M. Rapeneau.

Un projet soumis à vote

Le projet va être soumis au vote du conseil communautaire le 21 mars et une réunion est prévue le 22 mars en préfecture. "C'est le dernier espoir que nous avons de sauver cette entreprise", a souligné le président de la communauté urbaine d'Arras. "On est optimiste mais en restant prudent, a déclaré Christian Delépine, délégué CGT de Fraisnor. Cela permettrait d'avoir de l'argent frais assez vite pour repartir sur de bonnes bases. On est débordé de commandes mais pendant trois semaines on n'a pas produit assez, la trésorerie ne rentrait pas".

Fraisnor avait été placé le 6 mars en redressement judiciaire avec une période d'observation de deux mois, à la suite d'un effondrement de ses ventes lié au scandale de la viande de cheval. La société fabriquait chaque mois 700 tonnes de lasagnes fraîches, en majorité au boeuf et au porc, vendues dans toutes les grandes et moyennes surfaces françaises, sous marque distributeur.

Deux délégués CGT de Fraisnor avaient passé lundi douze heures en haut d'un silo de la société avant de rencontrer le ministre de l'Agroalimentaire Guillaume Garrot.

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

 
Suivre LSA Suivre LSA sur facebook Suivre LSA sur Linked In Suivre LSA sur twitter RSS LSA