La console Microsoft sera là après Noël

Disponible en fin d'année aux États-Unis et au Japon, la XBox n'arrivera en Europe qu'en 2002. Une décision raisonnable, selon les responsables de Microsoft France.

Loin du marathon judiciaire qui oppose sa maison mère aux juges américains, la filiale France de Microsoft entame sereinement une année 2001 chargée. Outre les habituelles sorties de jeux et de périphériques, on attend, pour mai, le pack Office XP. Suivra, en fin d'année, la nouvelle version de Windows, également baptisée XP. Par ailleurs, depuis février, la filiale travaille directement avec 11 grandes enseignes françaises d'hypermarchés, de multispécialiste et de spécialistes jeux et jouets. Un changement d'habitudes radical, décidé après un test mené en Allemagne pendant dix-huit mois. Microsoft compte sur ce nouveau dispositif pour réussir le lancement majeur des prochains mois : celui de sa console de jeux XBox.

Car si la machine n'est pas encore finalisée, la XBox est, sans conteste, la nouveauté Microsoft la plus attendue de l'année. Puissante, soutenue par les principaux éditeurs de jeux, capable de lire (en option) les DVD vidéo, connectable à internet, cette machine, dont la cible désignée est la PlayStation2 de Sony, sera mise en vente fin 2001 aux États-Unis et au Japon. À un prix qui sera annoncé lors du prochain Salon E3, en mai.

L'Europe, par contre, devra patienter jusqu'au premier trimestre 2002, alors qu'une sortie simultanée était espérée. Une date précise devrait être annoncée à la fin de cet été. Quant au prix européen, fixé en euros, il constitue toujours un secret, mais pourrait s'avérer élevé. On évoque désormais une fourchette située entre 2 500 et 3 500 F (381,12 et 533,57 EUR) !

Le Vieux Continent sera servi en dernier

« Un positionnement prix, quel qu'il soit, peut être justifié si les performances de la machine et les jeux offerts sont à la hauteur », assure Thierry Chabrol, directeur de la division grand public de Microsoft France. Ce que nous traduirons librement par : les 2 990 F (455,82 EUR) de la PlayStation2 ne constituent pas un plafond indépassable. Le discours de Thierry Chabrol, s'il ne fait jamais référence explicitement à la console Sony, semble d'ailleurs pour une bonne part articulé autour d'elle.

Ainsi, il se dit « ravi » de la décision de reporter le lancement européen début 2002, quitte à laisser Sony seul face à lui-même pour Noël (puisque Sega s'est retiré et que Nintendo n'arrivera qu'en 2002). « La décision a été prise le 8 décembre à Seattle, et tous les responsables européens ont voté pour le report, soutient-il. Nous aurions pu avoir des consoles pour Noël, notamment grâce à l'ouverture de notre usine en Hongrie, mais les quantités auraient été limitées. Nous sommes un challenger qui arrive sur un marché de masse, il faut donc le faire dans de bonnes conditions, et ne pas risquer de recréer les frustrations de décembre 2000 en livrant quelques machines à chaque distributeur. »

Et pour ceux qui n'auraient toujours pas saisi l'allusion aux problèmes d'approvisionnement rencontrés par Sony lors du lancement de la PlayStation2, Thierry Chabrol enfonce le clou (voir LSA n° 1701) : « Je ne veux pas faire l'ouverture du 20 heures de France2 avec des gens qui se battent pour avoir ma console et des vigiles qui leur tapent dessus ! Je ne peux vraiment pas me le permettre ! »

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Article extrait
du magazine N° 1720

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