La consommation australienne n'est pas épargnée

Rien ne va plus dans les grands magasins australiens. Quelques jours après que la chaîne Coles Myer ait annoncé le licenciement de 1 000 employés, son plus grand rival, David Jones, a reconnu avoir été frappé de plein fouet par les attentats américains du 11 septembre. « Notre sentiment est que les événements horribles de New York auront des impacts massifs qui ne sont pas encore perceptibles, a jugé Peter Wilkinson, le directeur exécutif de David Jones. Je ne pense pas que nous ayons encore compris les conséquences de ces attentats. Ils vont inévitablement, au moins sur le court terme provoquer un ralentissement de l'économie américaine. Nous allons devoir gérer notre groupe de manière très prudente sur les trois à six prochains mois. »

A la différence du tourisme et du transport aérien, lourdement pénalisés, les enseignes de supermarchés ne sont pas encore touchées par cette crise latente. Au mois d'août, le commerce de détail australien s'est redressé de 0,2 %, selon le Bureau des statistiques et de 8,2 % par rapport au même mois de l'année précédente. « C'est une donnée domestique très solide, estimait Anthony Thompson, économiste pour la banque HSBC. Si vous faites ressortir l'inflation, qui devrait tourner autour de 3 %, afin d'avoir une idée de la réelle croissance des ventes de détail, vous arrivez à un chiffre de près de 5,5 % ce qui est certainement très prometteur. » Mais les attentats américains pourraient bien gripper cette belle mécanique.

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Article extrait
du magazine N° 0067

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