La consommation des ménages a chuté de 0,5 % au premier trimestre

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Selon la dernière livraison de l’Insee, la consommation des ménages a fortement reculé au premier trimestre 2014, de 0,5 %, soit la plus forte baisse depuis un an. Les dépenses d’énergie et l’alimentaire expliquent le recul. Le pouvoir d’achat rebondit (hors dépenses contraintes),  ainsi que l’épargne.

Les tensions sur les dépenses de consommation restent vives
Les tensions sur les dépenses de consommation restent vives© MICHAEL ROSENFELD

Les ménages ont bien le pied sur le frein des dépenses et la consommation plonge, malgré la baisse des prix observée dans tous les secteurs, et comme semble le montrer la très faible appétance des soldes d’été. La baisse de 0,5 % au premier trimestre 2014, suit une légère hausse de 0,2 % au dernier trimestre 2014 ( on avait parlé de dépenses anticipant la hausse de la TVA), qui suivait une baisse de 0,2 % au troisième trimestre, et une hausse de 0,3 % auparavant. Bref, la consommation joue au yoyo, mais la tendance reste tout de même à la baisse.

La cause principale de la chute repose sur les dépenses de consommation d’énergie, en raison d’un climat favorable tout au long du 1er trimestre. Les dépenses contraintes auraient donc augmenté moins. Mais les dépenses de consommation en alimentaire flanchent aussi très sérieusement, de 0,9 %. Les Français se serrent donc aussi la ceinture sur leur budget alimentation. C’est considérable, rapporté au volume d’achats. Les tensions actuelles entre les fournisseurs et les distributeurs proviennent  assurément de cette situation, qui entraîne chute des prix et des volumes de vente. Sur certains produits, la déflation est désormais de la partie.  

Peut-on anticiper un rebond au deuxième trimestre ? Le mois de mai fait apparaître une hausse de 1 % de la consommation totale, mais qui est essentiellement dû au retour à la dépense de la consommation d’énergie, bref, des dépenses contraintes. Les dépenses en équipement du logement progressent aussi de manière sensible.  L’alimentaire, en revanche, continue de plonger, de – 1,1 %, ce qui semble indiquer que la situation s’aggrave. Grâce à la baisse – ou à la guerre – des prix, le pouvoir d’achat global rebondit (+0,9 %) au premier trimestre, mais seulement de 0,7 % si l’on ramène à chaque ménage, et il continue de baisser de 0,1 % hors dépenses contraintes (ajusté). Enfin l'épargne repart à la hausse, sans doute par précaution. La consommation, comme moteur de la croissance, semble appartenir au passé.

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