La consommation des ménages se maintient à un bon niveau en décembre selon l’Insee

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Les Français n’ont pas trop serré sur les dépenses de décembre, en évolution de 1,6 % par rapport à décembre 2012. Sauf pour leurs dépenses d’équipement de la personne, en recul de 1,7 %. Certains estiment que des achats d’anticipation sur la hausse de tva ont eu lieu…

Bernard Cazeneuve, ministre du Budget, souligne la bonne tenue de la consommation
Bernard Cazeneuve, ministre du Budget, souligne la bonne tenue de la consommation

La consommation des ménages aura finalement tenu en 2013 malgré les hausses d’impôts qui touchent les ménages. L’Insee vient de publier les chiffres pour décembre : la hausse globale est de 1,6 %,  le quatrième trimestre finissant à 1 %. L’alimentaire – qui frôle les 15 milliards d’achats mensuels – grimpe de 1,2 % en décembre et de 1 % au dernier trimestre.  L’équipement du logement bénéficie d’un taux de croissance de 2,2 % en décembre, mais c’est le secteur de l’équipement de la personne qui souffre, avec une baisse de 1,7 %. Les autres postes (autres biens, voitures, énergie et carburant) sont également à la hausse.

Achats d'anticipation ?

Cette bonne nouvelle pour la consommation, assez traditionnelle en décembre en raison des périodes de fêtes, pourrait bien être suivie de mois plus moroses. Les ménages ont 6 milliards de tva en plus à financer, sans compter les hausses d’impôts qui sont évaluées à peu près au même montant. Devant la Commission des Finances du Sénat, le ministre du budget a évoqué des rentrées de TVA très favorables en décembre, en raison de « la bonne tenue de la consommation ». Mais certains députés s’interrogeaient sur une éventuelle anticipation des achats, notamment de services – c’est la nouvelle tranche intermédiaire à 10 % qui est la plus concernée par la hausse de la TVA – pour expliquer le rebond de décembre. Car dans le même temps, les rentrées fiscales via l’impôt sur les sociétés, et l’impôt sur le revenu, affichaient une baisse sensible, probablement en raison de la montée du chômage et des difficultés des entreprises. Il n’est pas assuré que le moteur de la consommation tourne à un rythme aussi soutenu, notamment au premier semestre 2014.

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