La consommation des ménages stagne en avril 2015 mais l'alimentaire progresse un peu

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Les derniers chiffres de l'Insee font apparaître une quasi stagnation de la consommation des ménages en avril 2015, à + 0,1 %. L'alimentaire engrange 0,4 % et dépasse pour la première fois la barre des 16 milliards d'euros mensuels. L'équpement de la personne se redresse nettement, sauf la parfumerie, tandis que l'équipement du logement se replie, comme les ventes de biens durables.

Les ménages restent vigilants sur leurs dépenses de consommation
Les ménages restent vigilants sur leurs dépenses de consommation

Les ménages restent visiblement frileux quand il s'agit de consommer. A +0,1 %, la stagnation reste de mise en avril, après un mois de mars mauvais, à -0,7 %. Le mois d'avril 2015 reste toutefois bien meilleur qu'avril 2014, puisque la progression s'affiche à + 2 %. L'industrie alimentaire peut toutefois se réjouir un peu : les dépenses de consommation des ménages pour leur alimentation ont augmenté de 0,4 % en avril, après +0,5 % en mars et -0,3% en février. Les dépenses dépassent même la barre des 16 milliards d'euros, qu'elle n'avait pas encore atteint en 2015. Le mois d'avril 2015 est supérieur de 1,1 % à celui de 2014. 

Baisse dans l'équipement du logement

Le rebond est encore plus sensible pour l'équipement de la personne (habillement et chaussures, en hausse de 1,3 %, mais après avoir lourdement chuté en mars de 5,1 %. Le secteur reste très volatile, mais l'augmentation d'avril 2015 par rapport à 2014 s'affiche à + 2 %. Les dépenses dans le secteur ont atteint 4 milliards d'euros au cours du mois. L'équipement du logement (4 milliards également) baisse de 0,2 % en avril, mais a gagné 6,6 % en comparaison avec avril 2014. 

Frein sur les dépenses d'énergie, sauf les carburants

Les dépenses en énergie ont baissé de 0,3 % en avril, tout en augmentation de 3 % par rapport à avril 2014. Elles se situent désormais à moins de 7 milliards d'euros mensuels. Les produits pétroliers - et notamment les carburants - sont pourtant en forte hausse, de 1,6 %, probablement sous l'effet de hausse de prix sensibles à la pompe, mais les experts de l'Insee ont constaté que les Français ont réduit leur facture de gaz et d'électricité pour compenser. Pour la consommation, ce n'est donc pas l'euphorie, même si elle reste le moteur principal de la croissance. 

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