La crémerie bio fait des petits

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Senoble se concentre sur le coeur de gamme des produits laitiers bio. Bio d'Armor joue, elle, la diversification vers le baby-food ou les suisses.

«Nous constatons une mutation des consommateurs de produits biologiques, remarque Alain Chenut, directeur du marketing de Triballat. Et d'abord la mère de famille, qui veut avoir confiance dans les produits qu'elle donne à ses enfants. » À la croisée des attentes des consommateurs en matière de santé, de sécurité alimentaire, d'authenticité et de préservation de l'environnement, les produits bio sont dans l'air du temps.

Reste que, contrairement aux prévisions, le bio reste une niche avec 0,5 % des ventes d'ultra-frais en volume et 0,7 % du chiffre d'affaires. Malgré des prix élevés (30 % d'écart en moyenne avec les produits référents) et une pénurie de matière première, la niche bio conserve un potentiel important et affiche toujours des progressions enviables : + 30,8 %.

Vrai de Triballat domine largement avec 58 % du marché du yaourt biologique, 80 % des desserts et 65 % de la crème fraîche. Le leader, qui a opté pour une gamme transversale de 24 références, offre une segmentation très fine. Qui va des yaourts nature aux versions bicouches avec des fruits, en passant par les desserts aux oeufs, désormais fabriqués par une spécialiste en la matière, Annie Lagarrigue. Sans oublier une gamme à 0 % qui « cumule » préoccupation minceur et caution bio.

Vrai a encore élargi son territoire en lançant au printemps la première spécialité laitière biologique adaptée aux besoins nutritionnels des bébés dès 4 mois (enrichie en acides gras essentiels, fer, zinc, vitamines A, D, C et E). Derrière Vrai, Pur Natur détient 7 % du marché du yaourt bio, avec son emblématique pot en verre de 500 g. Suivi de B'A Bio (Lactalis), qui a conquis 5 % du marché depuis son lancement en 1996.

Gammes larges ou recentrées, c'est selon

Le Goût de la Vie se contente pour l'instant de 4 % des ventes. Mais cette marque - fabriquée par Senoble depuis un an - affiche de nouvelles ambitions avec une stratégie à l'opposé de ses concurrentes « expansionnistes » puisqu'elle mise sur une gamme recentrée sur les seuls grands classiques de l'ultra-frais, dont le fromage blanc.

Bio d'Armor opte en revanche pour une gamme très large. Laïta et Unicopa viennent en effet de rejoindre Eurial dans son capital, ce qui accroît ses sources de matières premières. Bio d'Armor revendique ainsi 10 % de la collecte de lait bio sur le territoire. Et inaugure un site de production à Riec-sur-Belon (Bretagne). « Nous avons investi 3 millions de francs

(0,46 MEUR) dans cet outil, pour développer des segments jusque-là indisponibles en bio, tels les petits-suisses », annonce Malo Boüessel du Bourg, directeur de Bio d'Armor. La gamme (33 références) couvre toute la crémerie, du beurre à l'ultra-frais en passant par le fromage et le lait.

Enfin, l'ex-marque de Nestlé Chambourcy (CBSA à Bordeaux) affiche ses ambitions sur le bio avec 11 références de yaourts signées Nature essentielle (pot en plastique recyclé et en verre) ou Vibio (bifidus). De quoi construire un assortiment des plus diversifiés pour les chefs de rayon qui ont foi dans l'avenir du bio.
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Article extrait
du magazine N° 1655

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