La crise s'amplifie

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· Après le chou-fleur, d'autres productions comme la salade et la tomate traversent une passe délicate, selon un rapport de l'Oniflhor

Dure semaine pour Louis Le Pensec, le ministre de l'Agriculture et de la Pêche. Après avoir réglé le conflit avec les producteurs de choux-fleurs (LSA n° 1581 ), il a promis aux arboriculteurs du Sud-Est, durement touchés par le gel de Pâques, des mesures d'aides à la trésorerie ou des allégements de charges sociales et fiscales. Le ministre n'est cependant pas au bout de ses peines. Il a d'ailleurs reconnu les difficultés rencontrées par d'autres productions. Ce que confirme le dernier rapport de l'Office national interprofessionnel des fruits des légumes et de l'horticulture (Oniflhor) : sans atteindre la situation dramatique du chou-fleur, la tomate, la salade, l'endive et la pomme traversent une passe difficile.

En mars, l'accroissement des disponibilités d'endives a fait chuter les cours, qui sont au plus bas (3 F le kg). Les volumes seront loin d'être absorbés par un marché en fin de cycle. « Les consommateurs s'en détournent maintenant pour s'orienter vers les productions de printemps », explique-t-on à l'Oniflhor. La crise n'épargne pas les salades. Avec les températures douces de cet hiver, elles sont arrivées plus tôt et en grande quantité. Alors que les achats des ménages reculaient sensiblement, d'où beaucoup d'invendus. La tomate n'est pas mieux lotie. Cette fois, l'arrivage massif de variétés d'Espagne et du Maroc, auquel s'est ajoutée une hausse de la production nationale, a pesé sur les cours. Alors que la consommation régressait de 6,8% cet hiver par rapport à la même période de l'année précédente. Enfin, la récolte de pommes en Europe a été plus abondante que prévu et les producteurs ont du mal à écouler leurs stocks. Normal, la consommation ne décolle pas.

Clarifier les prix

Dans ces conditions, la table ronde nationale annoncée par Louis Le Pensec le 15 mai risque d'être mouvementée. Accusés par les agriculteurs d'accaparer les marges, les distributeurs n'y étaient pas encore invités en début de semaine. En attendant, la Fédération des entreprises de commerce et de distribution (FCD) a demandé à Louis Le Pensec de « clarifier » le débat sur les prix « dans les plus brefs délais » avec la mise en route rapide de l'observatoire sur les prix dans le secteur des fruits et légumes. Une requête à laquelle le ministre ne devrait pas être insensible, puisqu'il vient, devant la Confédération paysanne, de reprocher aux producteurs de négliger « le dialogue interprofessionnel avec la grande distribution ». C'est, à notre connaissance, la première fois qu'un ministre de l'Agriculture prend une position qui ne soit pas hostile à la grande distribution.
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Article extrait
du magazine N° 1582

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