Marchés

La cup, star du snacking

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Apparu en 2009, ce nouveau du snacking chaud ne cesse de faire des émules. Reste à savoir si le marché, dominé sans partage par Sodeb'o, saura faire de la place à tout le monde.

Il y a quelques années, pour la pause déjeuner au bureau, ce n'était vraiment pas compliqué. Au choix, le bistrot de quartier ou le classique sandwich jambon-beurre. Puis vint le snacking. Les industriels alimentaires ont compris qu'il y avait un créneau à prendre : la variété pour ceux qui mangent « sur le pouce », sandwichs club, salades...

Depuis des années, les Sodeb'o et autres Daunat animent le marché du snacking au rayon frais. Jusqu'au moment où les fabricants de plats cuisinés se sont dit : « Pourquoi pas nous ? » Et la cup naquit. « Nous voulions dynamiser le marché des plats cuisinés en boîte en nous ouvrant vers de nouveaux publics, explique Anne-Charlotte Saunier, chef de produits chez D'Aucy. Et pour aller chercher un public plus jeune, il fallait insister sur la praticité. »

 

Des box dans tous les projets

 

Ainsi, en 2009, sont apparues les premières boîtes à passer au four à micro-ondes. Agis a dégainé le premier. Simplement baptisé la Cup, sa gamme de produits se composait de recettes de plats de pâtes cuisinées. Des pâtes à réchauffer ? Cela rappelle les années 80 et la marque Bolino, qui triomphe sur les écrans publicitaires et en rayons avec ses petits bols qu'on remplit d'eau chaude. Une sorte d'ancêtre du snacking et des cups actuelles. « À la différence près, souligne Anne-Charlotte Saunier, que nous proposons des produits plus haut de gamme. » Des pâtes à la bolognaise, du cassoulet... Sans être de la grande gastronomie, les plats cuisinés en cup surpassent en qualité les plats lyophilisés des Bolino.

Si Agis a été précurseur, c'est Sodeb'o qui a permis au marché de se développer avec sa PastaBox. En cumul annuel mobile à septembre 2009, ce produit a réalisé des ventes de plus de 8,3 millions d'euros en hypers et supermarchés sur un marché de 8,6 millions, Agis et Dessaint Daniel se contentant des miettes. Difficile de faire face à un mastodonte du snacking. Ce règne sans partage a contraint Agis à retirer sa Cup au profit de Marie (autre marque de LDC).

 

Pâtes et semoule

 

Le succès de Sodeb'o fait des envieux. Panzani, Fleury Michon, Lustucru, D'Aucy, Marie, Herta... Tous les grands de l'alimentaire ont des box dans leurs cartons, voire déjà en rayons. Il s'agit presque exclusivement de recettes à base de pâtes, comme Panza Cup de Panzani ou Lunch Box de Lustucru. Dans ce paysage très italien, Marie se distingue avec une offre de poulet kebab-semoule.

Dernier arrivé, et non des moindres, Fleury Michon a proposé ses références fin mars. « Vu l'agitation générale, nous lançons notre offre, explique Hervé Dufoix, directeur du marketing des produits traiteur. Il est évident d'être présent sur un segment qui induit une nouvelle gestuelle. Nous sommes sur de l'ultranomadisme. » Même s'il reconnaît qu'il n'y aura peut-être pas de la place pour tous. « Tout ce qui est cup n'est pas d'or. Sodeb'o a trouvé les facteurs du succès. »

Surtout, ce supplément d'activité se fait au détriment d'autres segments. En 2009, le snack chaud n'a progressé que de 0,9% en valeur. Les hot-dogs ont décroché de 51% en volume et de 43% en valeur. Encore marginales, les cups devront garder le même rythme de croissance pour prendre le relais.

Les raisons du succès

Un emballage facile d'utilisation

Des plats cuisinés comme substituts aux sandwichs

Un prix accessible qui ne surpasse pas celui d'un snack classique

Pastabox, le poids lourd du secteur

En hypermarchés

5,53 M€ et 460 000 unités

En supermarchés

2,14 M€ et 270 000 unités

Source : fabricants, d'après Nielsen

cumul à septembre 2009

Un format qui s’est rapidement installé

Avec un chiffre d'affaires de près de 9 millions d'euros en quelques semaines en 2009 dans les hypermarchés et supermarchés, le marché des cups a rapidement su trouver sa clientèle. Avec les nombreux nouveaux acteurs, l'année 2010 devrait installer ce nouveau format comme un incontournable du snacking.

Les acteurs entrants

Panzani et ses Panza Cup L’offre Quatre références à base de pâtes en cup de 270 g. La différenciation La seule offre de pâtes prêtes à consommer au rayon épicerie et un pVI (2,35 €) peu élevé. Le calendrier depuis mi-février. L’ambition s’approcher au plus près du cornet façon bar à pâtes.

Marie et ses Kitchen Box L’offre Quatre références de plats cuisinés sans pâtes en box de 330 g (prix de vente indicatif - pVI 3,50 €) et trois recettes à bases de pâtes sous licence Weight Watchers en box de 280 g. La différenciation Une offre sans pâtes et des proportions généreuses. Le calendrier depuis fin mars. L’ambition trouver un relais de croissance à l’offre existante de plats cuisinés individuels.

Herta et ses Knacki L’offre Quatre recettes à base de pâtes et de pommes de terre en pot de 220 g et de 260 g. La différenciation Un petit contenant sans suremballage. Le calendrier depuis mi-janvier. L’ambition Imposer un plat simple et économique en surfant sur le succès de la marque Knacki.

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