La démarche « Eleveur & engagé » : des débuts prometteurs

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Un an après son lancement, la démarche « éleveur & engagé », initialement baptisée « Cœur de gamme » commence à porter ses fruits. Son objectif ? Satisfaire les attentes des consommateurs, tout en assurant un revenu décent aux éleveurs qui s’engagent.

éleveur&engagé

Un peu plus d’un an après son lancement en juin 2016 à l’instigation de la Fédération nationale bovine (FNB) et des JA, la démarche « Eleveur & engagé » commence à porter ses fruits. Initiée en pleine  crise de l’élevage et alors que le revenu moyen des producteurs de la filière bovine ne dépasse pas les 8000 euros par an, son objectif est de satisfaire les attentes et les besoins des consommateurs tout en permettant aux éleveurs de percevoir un revenu décent.

Un peu plus de seize mois après son lancement en juin 2016, ce projet qui a sans doute inspiré les débats de la première partie des Etats généraux  de l’alimentation consacrée justement à la recherche de solutions pour créer et mieux partager la valeur au sein de la filière peut faire valoir l’engagement de 7 des 9 enseignes françaises de distribution (Système U, Carrefour, E.Leclerc, Intermarché, Lidl, Casino et Auchan). « Chaque mois ce sont 5500 vaches qui intègrent notre démarche. Cela représente 25% du potentiel. Au total, ce sont 230 points de vente qui sont ainsi approvisionnés avec nos viandes labellisées » détaille Bruno Dufayet, président de la Fédération nationale bovine. La marge de progression reste donc importante mais les perspectives existent et la démarche pourrait ainsi être étendue au réseau des boucheries traditionnelles et à toutes les races à viande.

Un marché estimé à 1,4 Mds €

Première enseigne à s’être engagée dans la démarche, Système U affiche un bilan « très encourageant », selon les termes de Serge Papin, son président, venu mardi 16 octobre 2016 à l’occasion de ce premier bilan témoigner de l’expérience de l’enseigne. Avec 33 000 tonnes de viandes commercialisées issues de cette démarche, Système U pèse 10% du marché : « Nous allons continuer à appuyer cette démarche. Il faut repartir dans la création de valeur », a assuré le patron de système U qui estime le marché à 1,4 Mds €. Encore faut-il que le logo « éleveur & engagé » figure sur le packaging des produits et dans les rayons traditionnels des GMS.

Une charte de bonnes pratiques

Avec un retour de 80 centimes à 1 euro par kilogramme, l’éleveur s’engage à adhérer à une charte de bonnes pratiques et à faire maturer sa viande au minimum pendant 10 jours. Les prix fixés prennent en compte les coûts de production.  

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