La démarque inconnue à la loupe

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Les objets facilesà cacher età revendre (ici des boucles d’oreilles) sont ceux qui disparaissent le plus.
Les objets facilesà cacher età revendre (ici des boucles d’oreilles) sont ceux qui disparaissent le plus.

Depuis treize ans, la société Checkpoint Systems réalise une étude annuelle sur la situation mondialede la démarque inconnue dans le commerce. Résultat : les vols ont baissé de 4,8%, pour atteindre 1,29% du chiffre d’affaires. Pas moins de 96,8 milliards d’euros disparaissent ainsi des rayons… En France, la facture se monte à 4,4 milliards d’euros. L’équivalent des ventes annuelles de whiskys, de champagnes, d’apéritifs anisés et de chips ! Heureusement, les distributeurs investissent lourdement pour lutter contre les vols. « Ils reconnaissent que la prévention des pertes a un coût. Ils en voient aussi le retour sur investissement », assure Patrice Bahuaud, directeur général de Checkpoint Systems France. Autre signe encourageant, beaucoup de commerçants parlent d’une collaboration accrue entre eux et les fournisseurs, notamment avec le principe de la protection à la source – intégrer une étiquette antivol dès la fabrication du produit.

Des voleurs plutôt jeunes 
Profil d’âge des voleurs à l’étalage en Europe, en 2013-2014
 

Une période de pointe en fin d’année

Périodes enregistrant le taux de démarque inconnuele plus important, en%, en Europe, en 2013-2014

 

Clients, salarié et fournisseurs, tous concernés

Sources de la démarque inconnue, en % et en Mrds €, dans le commerce et la distribution, en Europe, en 2013-2014

Du simple au double selon les pays

Investissement, en %, du chiffre d’affaires pour lutter contre la démarque inconnue, et taux, en %, de démarque inconnue par rapport au CA, dans 24 pays, en 2013-2014

C’est en Norvège que les consommateurs volentle moins (0,83 % des ventes), et au Mexique (1,70 %)que les produits disparaissent le plus. Le taux mondial moyen de la démarque inconnue (24 pays) s’établit à 1,29 % des ventes du commerce. Soit la bagatelle de 96,8?milliards d’euros. Heureusement, ce fléau baisse de 4,8 % sur un an.

 

Les grands magasins sont les plus raflés

Taux, en%, de démarque inconnue selon le type de magasins, en 2013-2014

Grands magasins (1,98%), magasins de bijoux et de montres (1,55%), et clubsentrepôts (1,42%) enregistrent la démarque inconnue la plus forte. Cela peut être attribué au faible taux d’adoption de mécanismes de prévention des pertes observé dans ces magasins. « En France, dans des zones spécifiques et dans des magasins qui n’ont rien fait, la démarque inconnue peut dépasser les 10% du chiffre d’affaires. Autant dire que, dans ces conditions, il n’est pas question d’attendre la moindre rentabilité », constate Patrice Bahuaud, DG de Checkpoint Systems France.

Des investissements en hausse contre ce fléau Pratiques de prévention des pertes les plus utilisées, en %, en Europe et dans le monde,en 2013-2014

Mondialement, les distributeurs investissent lourdement pour lutter contre les vols. « Dans un hypermarché français, plus de 5 000 références sont déjà protégées à la source. Un chiffre en croissance de 15 à 20% par an », estime Patrice Bahuaud, DG de Checkpoint Systems France. Il est vrai que le prix de l’étiquette est tombé à environ 0,10€, soit dix fois moins qu’il y a dix ans !

 

On dérobe surtout pour… revendre Top 3 des articles les plus volés en Europe, en 2013-2014

Les articles les plus volés sontles objets faciles à cacher et qui se revendent facilement. Les accessoires de mode, l’outillage électrique, les accessoires de portables, les vins et spiritueux, et les produits de maquillage arrivent donc naturellement en tête de ce triste hit-parade. Certains pays, tels que la France, sont confrontés à une plus grande professionnalisation des vols, de sorte que les produits de maquillage, les articles de mode, les accessoires et les spiritueux sont des articles hautement vulnérables. « Contrairement à certaines idées reçues, il ne faut donc pas assimiler la baisse du pouvoir d’achat avec la question des vols. Les produits alimentaires, qui ont une faible valeur faciale, sont généralement peu volés », explique Patrice Bahuaud, directeur général de Checkpoint Systems France.

 

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Article extrait
du magazine N° 2342

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