La destruction des invendus non alimentaires devrait être interdite d’ici 2023

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A l’occasion d’un déplacement chez Cdiscount dans le 11e arrondissement de Paris, le Premier Ministre Edouard Philippe a annoncé l’interdiction de la destruction des invendus non alimentaires d’ici 2023. Une mesure qui figure dans le projet de loi sur l’économie circulaire.

Le Gouvernement veut que les invendus non alimentaires ne soient pas détruits mais recyclés et valorisés.
Le Gouvernement veut que les invendus non alimentaires ne soient pas détruits mais recyclés et valorisés.© 123rf

Édouard Philippe, en visite chez Cdiscount dans 11e arrondissement de Paris, a annoncé que la destruction des produits non alimentaires (textile, électro-ménager, hygiène-beauté…) invendus serait interdite. « L’élimination de produits en parfait état de marche est un gaspillage qui choque l’entendement », a déclaré à cette occasion le Premier Ministre. Cette mesure figure dans le projet de loi sur l’économie circulaire que prépare la secrétaire d’état Brune Poirson. « Ce sera une première mondiale. Le but n’est pas d’imposer ou de contraindre mais d’accompagner les entreprises dans la gestion de leurs stocks, dans le recyclage de leurs produits et ainsi passer à une étape nouvelle de notre économie, d’économiser les matières premières et éviter ce gaspillage insupportable », a ajouté Édouard Philippe.

Une étude d’Ipsos menée pour Comerso en début d’année, a montré que si les grandes surfaces alimentaires ont bien pris en main la gestion des invendus, le secteur du non-alimentaire s’illustre, lui, par sa méconnaissance du sujet. Ils se contentent de déstocker et mènent peu d’actions pour réduire le volume des invendus. « Aujourd’hui, la solution la plus simple si le produit n’est ni déstocké ni donné, c’est de le détruire », commente Pierre-Yves Pasquier, président et cofondateur de Comerso. L’étude montrait que 13% des GSS détruisent leurs invendus.  

Echéance 2023

Le projet de loi prévoit que pour les produits où ils existent déjà des filières de collecte et de recyclage, l’interdiction entrerait en vigueur fin 2021. Pour les autres produits, l'échéance est fixée à fin 2023. Des aménagements seraient prévus pour le secteur du luxe. Il pourrait aussi y avoir des exceptions pour certains cosmétiques périssables.

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