La DGCCRF met à jour des pratiques de francisation de plusieurs centaines de tonnes de légumes!

|

Bruno Le Maire et Alain Griset félicitent les agents de la DGCCRF de la DDPP13 pour leurs contrôles visant à mettre à jour des pratiques de francisation de plusieurs centaines de tonnes de légumes. 

Les pratiques de francisation
permettent généralement de réaliser une marge supérieure
Les pratiques de francisation permettent généralement de réaliser une marge supérieure © Andrey Popov123rf
"Les Français sont attachés à la consommation de la production de nos agriculteurs. La traçabilité des produits alimentaires est très importante pour nos concitoyens. A ce titre, je remercie la DGCCRF et ses agents qui ont encore une fois démontré leur rôle indispensable de protection des consommateurs. Leur action quotidienne renforce la confiance des consommateurs dans la production française», déclare Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, des Finances, dans un communiqué. 
Les investigations menées par les agents de la DGCCRF, de la DDPP de Marseille et du réseau d’investigations numériques, en coopération avec les services de gendarmerie, ont donné lieu à des perquisitions et à plusieurs gardes à vue. Le professionnel grossiste est suspecté d’avoir acheté en 2020 et 2021 plusieurs centaines de tonnes de légumes (courgettes, poivrons, courges, asperges…) et d’avoir maquillé leur origine : il aurait remplacé des étiquettes origine « Espagne » par d’autres indiquant une origine «France», et aurait édité de fausses factures sur lesquelles était inscrites «origine : France».
Ecouler des produits espagnols au prix de produits français
L’enquête, préparée sous l’autorité du parquet de Tarascon, est toujours en cours, mais les premiers éléments collectés laissent présumer que le professionnel aurait agi avec la complicité d’un professionnel chargé de reconditionner les denrées, dans le but de les présenter comme provenant de France. Ces pratiques auraient rendu impossible l’identification par les consommateurs de l’origine de ces denrées, et potentiellement permis d’écouler des produits espagnols au prix de produits français. Les pratiques de francisation
permettent généralement de réaliser une marge supérieure à celle qui serait réalisée en respectant les obligations d’informations relative à l’origine des produits.
Ces contrôles sont menés par la DGCCRF depuis de nombreuses années. Ils ont déjà permis de sanctionner plusieurs professionnels pour la francisation de 15 000 tonnes de kiwis (40 000 € et 50 000 € d’amende pour deux entreprises), de tomates cerise et de tomate rondes (amende pénale de près de 100 000 €), ainsi que de champignons (13 500 € d’amende). «Les consommateurs Français sont attachés à acheter des produits locaux et les services de l’État sont mobilisés pour leur garantir une information loyale. Avec Bruno Le Maire, nous ne laisserons pas nos producteurs subir la concurrence déloyale de produits importés et faussement présentés comme Français. Nous avons demandé à la DGCCRF d’être particulièrement vigilante sur ces pratiques cet été car nos producteurs, en particulier de fruits, ont été fortement touchés par les conditions climatiques extrêmes de ces derniers mois», explique également dans ce communiqué, Alain Griset, ministre délégué chargé des Petites et Moyennes Entreprises

 

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter