La distribution se lance

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« L’expérimentation est un enjeu de taille pour la distribution, qui sera la première vitrine de l’affichage environnemental », rappelle Jean-Marc L’Huillier, adhérent Intermarché en charge de la direction du développement durable du groupement Les Mousquetaires. Du coup, les enseignes sont en première ligne pour l’expérimentation. « Une dizaine de nos adhérents ont répondu présents », se félicite Philippe Joguet, responsable du développement durable de la FCD.


L’impact écologique des produits sous marques propres à la loupe

Pionnier avec l’indice carbone déjà mentionné sur 550 de ses produits à marque propre, Casino ajoutera cette mention à une centaine de nouvelles références. « L’affichage multicritère apparaîtra sur les packagings d’une soixantaine de produit d’ici octobre », précise Philippe Imbert, responsable du développement durable du groupe. Les Mousquetaires indiqueront progressivement l’empreinte écologique de 160 produits Intermarché et Bricomarché sur internet : « Dans les temps impartis, c’était la meilleure solution pour être le plus réactif possible et pouvoir publier les données au fur et à mesure », indique Jean-Marc L’Huillier, adhérent en charge du développement durable.


Le non-alimentaire monte en puissance
Dans le non-alimentaire, Conforama a démarré dès janvier en indiquant différents critères environnementaux sur une centaine de produits. « Mi-juillet ce sera au tour de la literie (une quarantaine de produits), pour poursuivre à la rentrée avec le meuble, la déco et les produits électroniques. L’objectif étant d’arriver à 500 produits minimum d’ici un an », détaille Christian De Meerschman, directeur qualité de Conforama. Boulanger, lui, se lancera en septembre pour certains de ses produits à marque propre Essentiel b et Listo.


Le e-commerce mise sur la différenciation

Seul pure-player participant à l’expérimentation, le site marchand d’électrodomestique Discounteo affichait déjà depuis deux ans un estimatif, en euro, de la consommation énergétique des appareils. Participer à l’expérimentation est aussi, selon son président Daniel Broche, un moyen de différenciation. « Nous avons mesuré l’impact de notre précédente estimation en euros de la consommation sur nos visiteurs : les internautes restent plus longtemps sur le site et regardent davantage de produits… et cela a une incidence sur notre taux de transformation. » Preuve que, loin du greenwashing, le développement durable est non seulement bénéfique à la planète mais aussi aux ventes !
 

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