La faillite de Mobilier européen laissera sans emploi 1000 salariés

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Neuf offres de reprises ont été jugées recevables pour les diverses enseignes du groupe. Elles concernent 52 magasins sur 95, et la moitié seulement des 2 076 salariés.

L’heure du verdict approche pour le groupe Mobilier européen et ses magasins Fly, Atlas et Crozatier, mais il promet d’être dur à avaler sur le plan de l’emploi. Le 29 octobre, 9 offres de reprises fermes ont été jugées recevables par les administrateurs judiciaires du groupe – contre 24, puis 21 ces dernières semaines –, et déposées auprès du tribunal de grande instance (TGI) de Mulhouse.

 

Une enveloppe de 20 millions

En additionnant ces offres, et en considérant qu’elles seront toutes acceptées, 52 magasins détenus en propre par le groupe seraient repris, sur un total de 95. Ce qui implique 1 009 salariés sur les 2 076 du groupe, un chiffre auquel s’ajoutent 124 propositions de reclassement. Pour les près de 1 000 emplois restants, qui ne sont concernés ni par les offres de reprise, ni par des propositions de reclassement, les contours d’un plan de sauvegarde de l’emploi sont en train d’être définis, précise l’entreprise, ajoutant qu’une enveloppe de 20 M€ « a été sécurisée pour garantir des indemnités ». Le siège de Mobilier européen serait très touché, les offres actuelles prévoyant la reprise de 51 personnes sur 314. Les réseaux de franchises (48 magasins et 1 600 salariés) font aussi l’objet d’offres fermes.

 

Placé en redressement judiciaire depuis quelques semaines, le groupe, propriété de la famille alsacienne Rapp et longtemps montré comme un exemple de réussite, a vu sa situation se dégrader très rapidement ces dernières années. Dans leur rapport au tribunal, les administrateurs judiciaires ont indiqué que « les raisons de cette faillite tiennent pour l’essentiel à des facteurs macroéconomiques », citant « la crise du logement, le chômage des jeunes et la difficulté pour eux d’accéder au crédit », ainsi qu’une concurrence accrue, alors même que le marché de l’ameublement se contracte. « Le groupe Rapp, qui fut pionnier de ce secteur, n’a pas pu, ou pas su résister, dans ce contexte, à la concurrence de mastodontes », concluent les administrateurs judiciaires. La balle est maintenant dans le camp du TGI de Mulhouse, qui rendra son jugement à la mi-novembre.

 

Le Groupe mobilier Européen (ME)

Créé en 1959 à Mulhouse, il regroupe 3 enseignes : Fly, 450 M€ de chiffre d’affaires pour l’exercice 2014, Atlas 224 M€, et Crozatier 70 M€. Il emploie 2 076 salariés, auxquels s’ajoutent 1 600 salariés pourles franchises.

 

 

Les trois offres de reprise les plus notables

  • NF Holding (dirigé par Nicolas Finck, directeur financier de ME) proposela reprise de 41 magasins Fly et 724 emplois, et 5 offres de reclassement.
  • But suggère la reprise de 228 salariés sur 6 sites, ainsi que 119 propositions de reclassement.
  • L’offre de la société Casalys (cadresde Crozatier) porte sur 4 magasins Crozatier et 36 salariés.

 

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Article extrait
du magazine N° 2341

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