La FCD s'inquiète d'une modification de la LME

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Alors que le ministre de l'Agroalimentaire, Guillaume Garot, a annoncé la semaine dernière qu'il envisageait une modification de la loi de modernisation de l'économie regissant les relations commerciales, la FCD estime qu'une telle modification serait extrêmement dangereuse.

Jacques Creyssel
Jacques Creyssel© DR

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Dans un contexte de consommation fragile, d’inquiétudes des français sur leur pouvoir d’achat et de forte hausse de certaines matières premières, la FCD juge le projet extrêmement "dangereux". "Remettre en cause les règles de la négociation entre distributeurs et industriels, qui ont permis depuis 2009 une maitrise de l’inflation des produits alimentaires, comporte de nombreux risques et devrait être mesuré par le gouvernement, avant toute annonce médiatique. Le bilan positif de la LME est reconnu par tous, y compris les pouvoirs publics", affirme la fédération qui représente les grandes enseignes de distribution.

Forte probabilité de baisse de la consommation

Selon le lobby, "dans les différents rapports rendus en 2009, 2010 et 2011 et comme le démontrent les chiffres d’augmentation des prix publiés par l’INSEE, la LME a permis une maitrise de l’inflation des produits alimentaires, même dans un contexte de forte hausse des matières premières (2010). Remettre en cause cette loi comporte un risque fort de hausse des prix et donc de baisse de la consommation, d’ores et déjà extrêmement fragilisée".

Une loi mal appliquéee, selon les industriels

La LME, a été adoptée en 2008. Elle a créé la possibilité pour les enseignes de négocier les tarifs des industriels et de faire disparaitre les deux tiers des marges arrière, qui ne cessaient de nourrir l'inflation, avec comme pendant une possibilité pour les juges de condamner les enseignes qui auraient utiliser leur puissance d'achat au point de créer un "déséquilibre significatif" au détriment des fournisseurs. Mais l'Association nationale des industries alimentaires considèrent, pour sa part, que la loi, mal appliquée, a abouti à fragiliser plus encore les fournisseurs vis à vis des enseignes alimentaires. Jacques Creyssel, délégué général de la FCD, a demandé à rencontrer Guillaume Garot tout comme l'Ania, et son ministre de tutelle, le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll.

Retrouvez une interview complète de Jacques Creyssel, jeudi prochain dans LSA

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