La FCD s’insurge contre l’interdiction des sacs plastiques dans le commerce

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Alors que les députés examinent le projet de loi de Ségolène Royal sur la transition énergétique, un amendement pourrait être voté qui vise à interdire les sacs plastiques qui ne sont pas biodégradables. La FCD estime que la mesure va entraîner un surcoût de 300 millions d’euros pour les commerçants. La grande distribution est aussi soumise à une réduction des émissions de gaz à effet de serre, dont le coût n'est pas estimé.

Ségolène Royal veut faire adopter un amendement par les députés, qui interdira les sacs plastiques
Ségolène Royal veut faire adopter un amendement par les députés, qui interdira les sacs plastiques

Ségolène Royal l’avait annoncé en juin, elle ferait interdire les sacs plastiques proposés aux caisses des magasins pour les petits achats. La loi sur la transition énergétique, qui est examinée par l’Assemblée nationale, et qu’elle défend, lui en donne l’occasion. Un amendement du gouvernement va être présenté aux députés en ce sens.

«C’est une mesure dangereuse, inefficace et coûteuse pour les Français, s’insurge la FCD dans un communiqué commun avec les détaillants de primeurs. « Les détaillants en fruits et légumes, qu’ils soient sur les marchés ou dans les magasins, et les enseignes de la distribution s’insurgent contre la décision de Ségolène Royal de faire voter une disposition prévoyant  l’interdiction de tous les sacs plastiques, à partir du 1er janvier 2016. Cette mesure est dangereuse, car elle va directement pénaliser et renchérir le coût des ventes en vrac de fruits et légumes frais. Au moment où toute la filière des fruits et légumes connaît des difficultés graves, c’est un acte irresponsable ».

La FCD estime que cette mesure va être coûteuse pour les Français, le surcoût de 300 millions d’euros pour les commerçants entrainant une hausse des prix, notamment des fruits et légumes. Il s’agira d’un nouveau prélèvement sur le pouvoir d’achat, qui ne pourra qu’être, une fois de plus, défavorable à la consommation. La FCD ajoute que cette mesure sera totalement inefficace au plan environnemental, faute de collecte sélective adaptée, puisque ces sacs seront incinérés et auront donc un bilan environnemental négatif. La FCD appelle le gouvernement à retirer son amendement, avec assez peu de chances d’être entendu par Ségolène Royal. Le nombre de sacs plastiques est passé de 11 milliards d’unités à quelque 700 millions, sous l’effet d’une sensibilisation des enseignes à favoriser les cabas réutilisables.

La loi sur la transition énergétique contient un autre article lourd de conséquences pour la grande distribution : l’obligation de diminuer le taux d’émission de gaz à effets de serre pour l’ensemble des camions qu’elle utilise ou affrête, de 10 % d’ici 2020 et 20 % d’ici 2025. C’est le seul secteur concerné par la mesure, ce qui ne paraît pas d’une grande logique. Le surcoût de cette «transition énergétique » n’a pas été évalué.  

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