La FCD s’invite dans le débat sur les médicaments en GMS avec la parapharmacie

La FCD s’invite dans la discussion et remet au goût du jour les produits de parapharmacies. Retour dans un débat qui dure depuis plus de 20 ans…

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Après la sortie de Michel Edouard Leclerc sur Canal + le week end dernier, au cours de laquelle il a annoncé vouloir vendre une partie des médicaments non remboursés en GMS, à 30 à 40% moins cher, la FCD s’invite dans la discussion et remet au goût du jour les produits de parapharmacies. Retour dans un débat qui dure depuis plus de 20 ans…

Libéraliser avant tout

Elle souhaite « rappeler la situation des produits de parapharmacie en France ». Ce qu’elle appelle les produits « frontières », de type tests de grossesse, produits pour lentilles, produits anti-poux, arnica etc. Ces derniers sont toujours interdits en grande surface, et réservés au seul marché des pharmacies.

Ses enseignantes adhérentes « militent pour la libéralisation de ces produits », afin de pouvoir les proposer à des prix moins chers et pour « les mêmes garanties en matière de santé et de sécurité », affirme l’organisme dans un communiqué.

Mais de chaque côté les arguments sont les mêmes depuis que le monde est monde, et la guerre des lobbys fait rage.

Qui perd gagne ?

Aujourd’hui, la vente de produits « frontières » hors pharmacies est toujours un délit. Les contrevenants risquent une peine maximale de 30.000 euros d’amende et de deux ans d’emprisonnement pour exercice illégal de la pharmacie. De quoi ne pas se laisser tenter. « Les tribunaux ont requalifiés en médicament les oligo-éléments, des solutions antiseptiques, des gels défatiguant, des crèmes à l’arnica, de la vitamine C, des gélules à base de plantes ou certains produits anti-poux … », expose la FCD.       

Mais les pharmacies ne comptent pas se faire retirer ce marché ainsi. Et entendent bien résister. Si elles avancent l’aspect lucratif de la chose, ce n’est pas non plus le seul argument. En 2008, LSA citait Charles Beigbeder, auteur d‘un rapport gouvernemental sur le pouvoir d’achat – déjà une grande préoccupation de l’époque -  « en termes de rentabilité, les spécialités non remboursables contribuent à hauteur de 11 % à la marge brute de l'officine et à 5 % de son chiffre d'affaires, ce qui légitime d'autant que la libéralisation de ce créneau ne constitue pas le coeur de cible des officines. »

Mais de l’autre, les pharmacies estiment que ce sont des produits indispensables à leur trafic. Considérés comme impliquant, ils permettent de fidéliser la clientèle, et également de mettre en place une proximité entre l’officine et le client.

Concernant la libéralisation des médicaments, n’oublions pas que la récente autorisation des pharmacies en ligne a déjà injecté un peu de concurrence sur le marché. Et devrait inéluctablement jouer sur les prix.

1 commentaire

celestin

13/02/2013 23h51 - celestin

comment Leclerc va t il payer ses pharmaciens s'il ne gagne rien sur la vente des médicaments? comme ses caissières? Aujourd'hui, il n'arrive pas à les payer à temps plein.Je me suis toujours demandé si un pharmacien payé au lance pierre saurait être indépendant de son "patron" et refuser la vente s'il estime que son client est en danger. Ces pharmaciens se verront refuser les emplois en pharmacie, ils n'auront pas d'expérience professionnelle, n'auront pas accès à la formation continue, il seront donc pieds et poings liés à la gms. Pourront ils être déontologiques?

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