La fédération de la charcuterie (FICT) demande une clause de révision des prix

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Pour mettre en place cette clause, elle sort un nouvel outil qui permettra de constater l’évolution des prix des 12 pièces de porc indispensables aux produits de charcuterie.

Robert Volut
Robert Volut © DR

Un nouvel outil pour alerter sur la délicate situation de la filière porcine. La Fédération des industries charcutières, traiteurs et transformatrices de viandes (FICT) vient d’annoncer la construction d’un indice des prix pour les 12 pièces utilisées lors de la fabrication des produits de charcuterie « Nous l’avons élaboré avec le ministère de l’Agriculture, il sera publié mensuellement à partir de fin juin par France Agrimer » a expliqué Robert, Volut, président de la FICT.

Production à la hausse, rentabilité à la baisse

La structure interprofessionnelle dénonce une situation paradoxale : « Aujourd’hui, la production est à la hausse et le chiffre d’affaires généré par les rayons charcuteries aussi, mais la rentabilité, elle, est en baisse de de 0.5 % », souligne Robert Volut.

Pour y remédier, la filière s’adresse à la grande distribution, qui a fait passer en ce début d’année des hausses de 4 % quand les couts de production de la charcuterie ont grimpé de 9 % « les GMS ne veulent pas reconnaitre la réalité économique de nos entreprises, d’où l’appauvrissement de ce secteur", note encore le président. C’est pourquoi il plaide pour une "clause de révisions des prix dans les contrats commerciaux".

L’idée est de revoir à la hausse, ou à la baisse, les prix négociés avec la grande distribution, sans attendre les négociations commerciales, en fonction de l’augmentation constatée sur les différentes pièces de porc. Cette clause sera établie dans le cadre de la loi de consommation « et pourra entrainer des sanctions administratives de la part de la DGCCRF », précise Robert Volut.

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