La Feef fête ses vingt ans dans le cadre des Folies Bergères

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La fédération des entreprises et entrepreneurs de France fête aujourd’hui vingt années d’activité pour favoriser la collaboration entre fournisseurs et distributeurs, via des initiatives multiples.

Le président de la Feef appelle les enseignes à un traitement différencié pour les PME
Le président de la Feef appelle les enseignes à un traitement différencié pour les PME

C’est un anniversaire que le président de la Feef, Dominique Amirault, tenait à marquer. “20 ans, l’âge où tout est possible”. La fédération de patrons de PME a été créée en 1995 par Gérard Bourgoin, à l’époque un géant de la volaille, et s’est développée dans “la relation collaborative” avec les distributeurs. “Nous avons une expérience, qui s’est construite, sur la relation client, la relation commerciale, la différenciation. Ici, les hommes importent plus que les organisations, a lancé Dominique Amirault. Nous n’avons rien à voir avec les organisations professionnelles, syndicales, conflictuelles, les superstructures dans lesquelles les petites et moyennes entreprises sont engluées. Nous sommes une alternative à l’impérialisme des grandes marques et à leur modèle unique”.

De multiples initiatives

Gérard Bourgoin, le fondateur,  a rappelé l’origine de la Feef, née lors lors des grandes grèves de 1995 contre Alain Juppé, alors que le pays et les usines étaient était bloquées, et pour se démarquer du Medef, qui ne s'occupait que des grandes entreprises. "Il fallait faire quelque chose !". Indéniablement, il a réussi à créer un modèle original, avec une mise en relation des entrepreneurs et des acheteurs, ou des dirigeants d'enseignes,  via des revues de marché, des groupes de travail dédiés à une enseigne, des petits déjeuners, des salons de présentation des produits, “une dizaine de tiroirs dans lesquels les entrepreneurs peuvent piocher”, rappelle Dominique Amirault. L'esprit contestataire au pouvoir politique en place reste d'actualité : la Feef reste totalement opposé à la complexité de la réglementation qui “ne sert que les grandes entreprises”, et donc aux différentes lois encadrant les relations commerciales, y compris la loi Macron.

Un couple pour trouver les meilleures solutions

A quelques semaines de l’ouverture des négociations commerciales, Dominique Amirault a profité de l'instant pour demander aux nombreux représentants des enseignes présents, notamment Michel-Edouard Leclerc, Jacques Creyssel, délégué général de la FCD, ou encore Vincent Mignot, le patron d’Auchan, la nécessité d’établir des partenariats différenciés avec les PME, qui ne sauraient être traitées de la même manière que les très grandes entreprises. “Il y a besoin des deux, mais nous devons surtout faire avancer notre couple pour trouver les meilleurs solutions pour les PME". La journée, ponctuée de nombreux débats et interviews d’acteurs économiques, devait se clotûrer par la remise des Grès d’or, qui récompense les meilleures initiatives des PME, notamment en création de produits. Dominique Amirault a rappelé que la saga Michel et Augustin, par exemple, a commencé par la remise d’un Grès d’or...

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