La filière betterave se mobilise contre la réforme européenne du marché du sucre

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miss betterave

La filière betterave française s'oppose au prochain cadre réglementaire du marché du sucre, en cours d'élaboration par la Commission européenne, qui prévoit de supprimer dès 2015 les quotas de production et les prix minimum garanti. Producteurs et industriels veulent obtenir la reconduction du statut réglementaire actuel jusqu'en 2020, pour disposer d'un peu de temps afin d'adapter leur outil à la concurrence.

La filière plaide que la suppression de ces "piliers régulateurs" que constituent quotas et prix minimum garanti risque de déstabiliser un secteur jusque-là bien organisé, qui place la France au premier rang mondial pour le sucre et le bioéthanol obtenus à partir de la betterave. "Jusqu'à maintenant, lorsque les prix locaux passent sous le seuil de rentabilité, le mécanisme du prix minimum garanti permet à la Commission européenne de racheter la production", a expliqué Delphine Delphine Leconte-Demarsy, consultante chez Agritel.

Si le mécanisme était remis en cause, le marché français sera soumis à la volatilité du marché mondial et devra affronter la compétitivité des gros producteurs, Brésil en tête, qui assure à lui seul la moitié des exportations mondiales. "La bataille dans laquelle nous nous lançons dans les mois à venir sera difficile, mais elle peut être gagnée", a affirmé Alain Jeanroy, directeur général de la Confédération générale de la Betterave. "Il s'agit pour la filière de mettre à profit la période 2011-2020 pour gagner en compétitivité", a-t-il fait valoir.

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