La filière bovine française vent debout contre l’accord UE -Mercosur

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Alors que les négociateurs européens et sud-américains doivent se retrouver ce mardi 30 janvier 2018 pour finaliser l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur, la filière bovine française est en ébullition et redoute l’arrivée sur le marché de 70 000 tonnes  à droits de douane réduits.

Entamées en 1995, suspendues en 2004, relancées en 2010, les discussions en vue d’un accord d’association entre l’UE et les pays du Mercosur –Marché commun du Sud composé de l’Argentine, du Brésil, du Paraguay et de l’Uruguay- s’accélèrent. Ce mardi 30 janvier 2018, les négociateurs européens et sud-américains devaient se retrouver à Bruxelles en vue de finaliser ce vaste accord entre l’UE et la zone économique et industrielle la plus dynamique de l’Hémisphère sud. Une perspective qui met en ébullition la filière bovine française.

A l’occasion de ses vœux adressés au monde agricole le 25 janvier dernier, le président de la République Emmanuel Macron a pourtant voulu se montrer rassurant, affirmant  que les conditions étaient aujourd’hui réunies pour que la France valide cet accord et que la prochaine ouverture du marché chinois viendrait compenser les impacts négatifs d’une arrivée massive de viandes sud-américaines. Mais les professionnels de la filière bovine, confrontés à une grave crise ne l’entendent pas ainsi : « Notre interprofession n’acceptera sous aucune condition la conclusion d’un accord entre l’UE et le Mercosur contenant une quelconque offre de viandes bovines. Lors des Etats Généraux de l’Alimentation nous avons pris des engagements clairs face aux citoyens français dans le cadre de notre plan de filière et nous souhaiterions être en mesure de les tenir. Nous attendons de la part du Président de la République et de son Gouvernement la marque d’une même constance », déclare Dominique Langlois, président d’Interbev, l’interprofession du bétail et de la viande.

La crainte d’une chute des prix

Aux 70 000 tonnes qui pourraient arriver à droits de douane  réduits du Mercosur, s’ajoutent les 65 000 tonnes de viande de bœuf que les Canadiens peuvent désormais exporter vers l’Europe sans droits de douane. Avec  des conditions d’élevage bien différentes de celles observées en Europe, Interbev redoute une chute des prix.

Les producteurs de viande bovine affichent en France un revenu moyen annuel de 12 000 €. 

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