La filière laitière en grande difficulté

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La production laitière repart à la hausse sur les derniers mois plaçant alors les marchés mondiaux dans une situation de surproduction. Avec une consommation européenne atone qui ne permet pas d’écouler les volumes de lait supplémentaires, l’embargo russe et les pays importateurs à l’instar de la Chine qui réduisent leurs achats, la situation de la filière est compliquée.

La production laitière européenne est en hausse de 6,5 milliards de litres en 2014 versus 2013
La production laitière européenne est en hausse de 6,5 milliards de litres en 2014 versus 2013

Nouvelle crise dans l’univers laitier. Depuis début 2015, la situation se complique encore sur les marchés laitiers internationaux. La production, en forte hausse en 2014, surtout en Europe (+6,5 milliards de litres collectés par rapport à 2013) a précipité les marchés laitiers dans une surproduction mondiale.

Baisse des exportations laitières françaises de 9,4 %

Sur les mois d’avril et de mai, la production laitière européenne est repartie à la hausse après une année déjà record en 2014. Parallèlement, la consommation européenne des produits laitiers est atone et ne permet pas d’écouler les volumes de lait supplémentaires. La Chine, par exemple, diminue beaucoup ses volumes d’achat (-33 % pour la poudre de lait écrémé, -44 % pour le beurre). Par ailleurs, les exportations européennes sont très touchées par l’embargo russe, qui se traduit par la perte d’un débouché de 20 000 tonnes de fromages par mois. Et la France est très dépendante des marchés internationaux et ses exportations de produits laitiers chutent de 9,4 % en valeur au 1er trimestre 2015.

Respecter les accords conclus

Dans ce contexte, très difficile pour tous les opérateurs, la remise en cause, par certains distributeurs, des accords commerciaux difficilement conclus pour 2015, serait de nature à créer une situation insupportable, confie la Fédération Nationale de l’Industrie Laitière (FNIL). « Si la distribution a conscience des difficultés de la filière, elle doit, à minima, respecter les accords conclus. L’industrie laitière ne pourra en aucun cas supporter, sans conséquences graves sur la filière, l’effondrement du marché mondial des produits laitiers et une dépression du marché domestique des produits de grande consommation. Pour éviter le pire, il faut que tous respectent les contrats conclus », indique Olivier Picot, président de la Fédération.

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