Marchés

La fin des quotas laitiers rebat les cartes des débouchés pour les acteurs de la filière

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Le 1er avril 2015, l’Union européenne va supprimer les quotas laitiers. Dans un contexte de relations commerciales très tendues avec la grande distribution et pour ne pas dévaloriser le prix du lait, il faut repenser l’avenir de la filière.

Les producteurs laitiers vont devoir trouver de nouveaux débouchés avec la fin des quotas laitiers
Les producteurs laitiers vont devoir trouver de nouveaux débouchés avec la fin des quotas laitiers

Continuer à défendre le modèle coopératif après la fin des quotas laitiers prévus en avril 2015. Tel est l’objectif de la Fédération Nationale des Coopératives Laitières (FNCL) qui se lance dans une démarche pédagogique pour renforcer l’action des coopératives et sensibiliser le grand public. A travers un film explicatif, Fédération met l’accent sur la valeur du lait.

Par ailleurs, elle met également le doigt sur la nouvelle stratégie à adopter pour se réinventer et trouver de nouveaux débouchés comme l’export, les produits industriels transformés et être moins dépendant du marché intérieur en nouant des partenariats. Il appartiendra alors à la Fédération de faire comprendre aux associés-coopérateurs les enjeux économiques des nouveaux marchés.

Changer de logique

Mais « avec la fin des quotas, la volatilité des cours mondiaux va être encore plus important », explique Dominique Chargé, président de la FNCL. Ainsi il recommande pour la prochaine PAC de 2020 de créer un système d’assurance ou d’aides permettant de garantir un revenu ou des marges suffisantes en cas de trop forte volatilité des cours. Pour préserver la valeur du lait, l’associé coopérateur sera de plus en plus associé aux performances de l’entreprise dont il est actionnaire. « On va donc changer de logique pour passer de l’administré à l’entrepreneur. Préserver la valeur du lait est la responsabilité de tous. On a le choix de proposer du low cost si la guerre des prix entre les distributeurs perdurent ou de travailler au bénéfice du prix », ajoute Dominique Chargé.

D'ailleurs, selon le président de la Fédération, les négociations commerciales avec la grande distribution sont encore très dures cette année avec des rapports de force déséquilibrés. « La médiation a été un mal nécessaire mais ça n’est pas un objectif. On souhaite que les distributeurs soient responsables de la répartition de la valeur », ajoute-il.

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