La fiscalité : simplifier et redonner du pouvoir d'achat

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Ils sont d’accord sur au moins un sujet : une simplification de la fiscalité qui pèse sur le commerce s’impose. Devant un parterre de distributeurs réunis à l’occasion des États généraux du commerce, le 21 mars, les représentants de quatre des cinq principaux candidats ont tous convenu qu’il fallait alléger les taxes et les normes. « Nous sommes assez impuissants devant cette complexité », concède même Hervé Novelli, ex-secrétaire d’État au Commerce et représentant de François Fillon. « Nous sommes pour une stabilité fiscale et un allégement des normes », renchérit Joëlle ­Mélin, député européenne et conseillère municipale à Aubagne pour le Front national. Au nom de Benoît Hamon, Razzy Hammadi, député de Seine-Saint-Denis, prône une « cohérence ». « Aujourd’hui, celles qui paient le plus de Tascom, la taxe sur les surfaces commerciales, sont les surfaces les plus grandes, implantées souvent dans les zones les plus défavorisées. Et le Carrefour Market dans Paris, qui vend le paquet de pâtes à 2,20 €, paie moins de taxes que celui de la première couronne, qui vend le même paquet à 1,80 €. Or, il embauche moins que la grande surface. Il faut une refonte de la fiscalité. »

Ce constat établi, un autre sujet fait quasi l’unanimité, celui de l’impôt sur les sociétés (IS) « L’IS est d’une injustice absolue, estime Danielle Simonnet, conseillère de Paris et représentante de Jean-Luc Mélenchon. Quand certaines grosses multinationales ne paient que 8% de l’IS, d’autres, plus petites, en paient plus. » De La France insoumise à la droite, en passant par Emmanuel Macron, tous s’accordent pour ramener de 33 à 25% l’impôt sur les sociétés.

Seuls Benoît Hamon et Marine Le Pen en ont une vision différente : l’un propose de le modu­ler, afin d’inciter les entreprises à réinvestir leurs bénéfices, la seconde réserve aux TPE-PME la réduction de l’IS à 24%. « Marine Le Pen ne favorisera pas les grandes surfaces, prévient d’emblée Joëlle Mélin. Elle a une vision très territoriale. » Et, selon elle, les grandes surfaces ne contribuent pas à défendre les territoires.

Enfin, devant des Français très majoritairement inquiets (81%) pour leur pouvoir d’achat, tous les candidats multiplient les gestes pour les plus modestes, de simples primes (d’activité pour Macron ou de pouvoir d’achat pour le FN) à l’augmentation directe du Smic (Mélenchon) ou l’abattement de charges sociales (Fillon). Le candidat Macron, lui, veut carrément supprimer dix points de cotisations ­sociales au niveau du Smic. De quoi redonner de l’oxygène aux ménages.

Jean-Luc Mélenchon

Sa proposition la plus audacieuse :

  • Augmenter le Smic de 16%

Sa mesure la moins bénéfique

  • Aucune mesure sur les allégements de charges patronales.

Trois candidats (Fillon, Macron et hamon) d’accord pour repenser les taxes.

Tous partagent l’idée d’un impôt sur les sociétés autour de 25%.

L’amélioration du pouvoir d’achat passe par une hausse des primes ou par la baisse des cotisations sociales sur le Smic.

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Article extrait
du magazine N° 2455

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