La FJP pointe – de nouveau – les dommages de la politique familiale actuelle

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La fédération des professionnels de la puériculture monte une nouvelle fois au créneau pour dénoncer les dégâts de l’actuelle politique familiale sur la situation des parents de jeunes enfants. En ligne de mire : le report du versement de la prime de naissance et le taux de TVA des sièges-auto.

La Fédération française des indutries jouet puériculture (FJP) demande le retour du versement de la prime de naissance pendant la grossesse et l'abaissement de la TVA sur les sièges-auto au taux réduit de 5,5%.
La Fédération française des indutries jouet puériculture (FJP) demande le retour du versement de la prime de naissance pendant la grossesse et l'abaissement de la TVA sur les sièges-auto au taux réduit de 5,5%.© FJP

Ce n’est pas la première fois que la Fédération française des industries jouet puériculture (FJP) alerte les pouvoirs publics au sujet de la politique familiale. Des doléances cette fois-ci appuyées par des chiffres précis issus d’une étude de l’Institut des Mamans pour la fédération.

Retour à un versement de la prime de naissance pendant la grossesse

Premier cheval de bataille : le retour à un versement de la prime de naissance au cours de la grossesse. En effet, depuis le 1er janvier 2015, cette prime – auparavant versée au 7ème mois de grossesse – est versée au deux mois révolus de l’enfant. Un non-sens pour la FJP qui rappelle que cette prime a pour but d’aider les jeunes parents à s’équiper en layette, berceau, siège-auto et autre poussette. Des achats que l’on réalise généralement avant la naissance du bébé ! Le décalage du versement de cette prime (de 923,08€) grève les budgets des familles, en particuliers les primipares qui consacrent en moyenne 1560€ en équipement pour accueillir leur nourrisson.

Et quand arrive enfin la prime, il est trop tard : les achats d’équipements ont déjà été en partie réalisés par les familles, bien obligées de s’équiper sans attendre. "De surcroît, la prime en elle-même est en quelque sorte détournée de son objectif initial, au détriment de notre filière", pointe la FJP. Ainsi,  selon l’étude de l’Institut des Mamans-FJP, seulement 52% des parents ont utilisé plus de la moitié de la prime pour l’achat de produits de puériculture, alors qu’ils étaient 87% à le faire lorsque la prime était versée pendant la grossesse. La fédération appelle donc à revenir au dispositif antérieur, une proposition plébiscitée par les parents sondés qui, à 96%, souhaiteraient recevoir la prime pendant la grossesse.

TVA réduite pour les sièges-auto

Deuxième pierre d’achoppement : la TVA des sièges-auto, aujourd’hui taxés à hauteur de 20%. Un taux jugé aberrant sur un équipement de sécurité routière, du reste obligatoire pour les parents dès la sortie de la maternité. La FJP rappelle que, selon les chiffres de l’Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière, les 0-2 ans sont victimes d’accidents deux fois plus graves (66%) que leurs aînés ! Déjà six pays de l’Union Européenne ont adopté le taux réduit sur les sièges-auto, coques et nacelles.

Selon les calculs de la fédération, le passage au taux réduit de 5,5% de la TVA sur ces produits n’aurait que peu de conséquences sur les finances publiques avec un manque à gagner fiscal de 25,5 millions d’euros. "Par ailleurs, il est estimé que 400 000 sièges ont été vendus entre particuliers. Si la mesure faisait refluer la moitié de la vente d’occasion pour la transformer en achat d’équipement neuf, environ 1 million d’euros de TVA à taux réduit pourrait être collecté", indique la FJP qui estime donc l’impact net annuel de la mesure à 24,5 millions d’euros.

Handicapé par le recul des naissances (785 000 naissances en 2016, soit son niveau le plus bas depuis l’année 2000) et la montée des achats d’occasion, le marché français de la puériculture a reculé de 9% en volume en 2016 selon GfK. La filière, rappelle la FJP, "emploie 10 000 personnes en France et génère 200 millions d’euros de TVA chaque année." Une incitation pour le gouvernement à se repencher sur la générosité de sa politique envers les familles.

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