La Fnac en recul de 1,5% au premier trimestre 2014

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RÉSULTAT On avait quitté la Fnac, pour ses résultats annuels de 2013, en passe « d’inverser la courbe ». C’est-à-dire revenir dans le « vert ». Un rêve qui s’éloigne si l’on considère les ventes du premier trimestre 2014.

Le groupe annonce un chifre d'affaires de 839 millions d'euros au premier trimestre 2014.
Le groupe annonce un chifre d'affaires de 839 millions d'euros au premier trimestre 2014.© Fnac

Le groupe, dirigé par Alexandre Bompard, publie en effet un chiffre d’affaires de 839 millions d’euros, en baisse de 2,4% en publié. Compte tenu des effets de change, très défavorables durant ces trois premiers mois de 2014, notamment en raison de la dépréciation du réal brésilien par rapport à l’euro, mieux vaut raisonner à taux de change constant : dans ce cas, le recul est moins sévère, s’établissant à -1,5%. A parc de magasins comparables, la baisse est de 1,1%.

Moins bien qu'au dernier trimestre 2013

C’est, dans tous les cas, moins bien qu’au dernier trimestre 2013 où le chiffre d’affaires, à taux de change constant, était annoncé en croissance de 0,6%. Pour autant, il faut considérer, aussi, un autre facteur : la Fnac est positionnée sur des marchés en très forts reculs et il convient donc d’avoir également un œil sur les évolutions des parts de marché.

Sur ce point, tout va plutôt pas mal, si l’on en croit le groupe, qui annonce avoir « poursuivi sa dynamique de gains de part de marché dans ses deux principales zones géographiques, France et péninsule Ibérique ».

La greffe semble prendre sur les nouvelles familles de produits

Une bonne chose, en soi. Autre élément « satisfaisant », également : « les ventes des nouvelles familles de produits (jouets, maison-design, objets connectés, téléphone et papeterie, Ndlr) ont progressé très fortement, portées par leur déploiement au cours de l’année 2013 et du premier trimestre, ainsi que par les bonnes performances commerciales, indique la Fnac, dans son communiqué. Elles ont représenté environ 8% du chiffre d’affaires du groupe au premier trimestre, une contribution en hausse de plus de trois points par rapport à la même période de 2013 ». Visiblement, pas assez pour contrebalancer les reculs des autres marchés de la culture, mais disons que la greffe semble vouloir prendre. C’est déjà cela.

Des espoirs visibles en France

Autre élément intéressant, le cas de la France : le gros des ventes pour la Fnac, avec 585 millions d’euros de chiffre d’affaires au premier trimestre (quasi 70% des ventes totales). Là, le recul est moindre, à -1,4% en publié et à -0,7% à parc de magasins comparables. Pour mémoire, les évolutions étaient sensiblement similaires au cours du dernier trimestre 2013, à respectivement -0,1% en publié et -0,9% en comparable. Là au moins, cette inversion des courbes, tant espérée, si elle n’est pas encore là, paraît peut-être envisageable. Et ce d’autant que la Fnac, qui exploite 107 magasins en France, va bientôt en compter quatre de plus, avec des ouvertures en franchise prévues au Puy-en-Velay, à Boulogne-sur-Mer, Compiègne, et Beauvais cette année.

 

 

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