La Fnac en recul de 2,5% en 2012

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RÉSULTAT Le chiffre d'affaires de la Fnac s'élève, pour 2012, à 4 milliards d'euros, en recul de 2,5%. La France représente 68% de cet ensemble, avec des ventes à 2,77 milliards d'euros environ, en recul de 1,6%.

Alexandre Bompard, Pdg de la Fnac
Alexandre Bompard, Pdg de la Fnac© DR

Il est des éléments – pourtant essentiels – que l’on a parfois tendance à oublier : « La Fnac demeure une entreprise rentable ». Alexandre Bompard, Pdg de la Fnac, fait bien de le rappeler, histoire que l’on n’enterre pas trop vite l’agitateur culturel.

Cela ne signifie pas pour autant que tout soit rose, évidemment. La Fnac a conclu l’année 2012 avec un chiffre d’affaires de 4 milliards d’euros (4,061 milliards d’euros si on veut être complètement précis). Soit une baisse de 2,5%, quand même.

Quant au résultat opérationnel courant, il se monte à 79 petits millions d’euros, en chute de 22,7%. Un ROC qui s’effrite dangereusement donc, même s’il demeure positif… Il était, pour mémoire, de 103 millions d’euros en 2011 et de 188 millions d’euros en 2010. Friable, on vous dit : quasi divisé par 2,5 en trois ans.

22% des commandes faites sur le site internet sont retirées en magasins

En France, le chiffre d’affaires est annoncé en recul de 1,6% - « c’était -4,3% en 2011 », insiste Alexandre Bompard, dans le but, louable, de faire remarquer que, à tout bien peser, c’est moins pire que ce n’était… Et même, soyons fous, moins pire que cela aurait pu être : « Dans un contexte fortement dégradé sur nos marchés, avec des reculs moyens de l’ordre de 10%, la Fnac résiste bien », assène le Pdg.

Mieux, encore. « Nous gagnons des parts de marché : +1 point sur l’ensemble des produits techniques, et en croissance, aussi, sur l’ensemble des produits éditoriaux ».

Emporté par sa fougue, Alexandre Bompard se lance ensuite dans une tirade sur « cet atout compétitif déterminant » qui consiste à combiner les vertus du numérique et du réseau physique de magasins (88 en France). Où l’on apprend, alors, que la Fnac a réussi à doubler la part des achats faits sur son site et ensuite retirés en magasins : 22% des commandes, aujourd’hui. Et, donc, autant de clients qui, au moins, continuent à poser un pied dans les magasins Fnac…

14% des ventes en France réalisées via Internet

Mais le site internet, parlons-en justement. Alexandre Bompard annonce une croissance à deux chiffres des ventes via ce canal : 388 millions d’euros au total, soit 14% du chiffre d’affaires France.

Ce qui permet, ô magie de la règle de trois, de déterminer le chiffre d’affaires réalisé en France par La Fnac, que le groupe se refuse toujours à formellement donner. 2,77 milliards d’euros, en l’occurrence.

Avec, parmi les marchés permettant d’atteindre ce montant, un savant jeu des chaises musicales. Une expression qui n’a jamais si bien porté son nom d’ailleurs : pour compenser un marché de la musique en constante perte de vitesse (encore -11,2% en 2012, à 630 millions d’euros pour les ventes en magasins, selon le Snep), la Fnac s’est diversifiée vers les marchés de l’enfant (25 magasins ont adopté l’espace Fnac Kids) et du petit-électroménager (espaces maisons et design, présents dans un tiers du parc). « Ces deux nouveaux marchés nous ont permis de compenser la baisse de chiffre d’affaires de la musique, se réjouit Alexandre Bompard. Et ce alors qu’ils n'ont encore été adopté que dans un tiers de nos magasins. »

Les chiffres clés 2012

Chiffre d’affaires groupe : 4,061 milliards d’euros (-2,5%)

Chiffre d’affaires France : 2,77 milliards d’euros (-1,6%)

Résultat opérationnel courant : 79 millions d’euros (-22,7%)

Trésorerie disponible : 292 millions d’euros

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