La Fnac fait l'article

« Epok », le nouveau mensuel de la Fnac, lui permet de réaffirmer son rôle de défricheur culturel. Mais aussi de se rapprocher de ses 200 millions de visiteurs par an.

Le lancement d'« Epok, le magazine de la Fnac » annonce une ère nouvelle pour le distributeur de biens culturels : « Il donne le coup d'envoi de notre nouvelle politique de communication », déclare François-Henri Pinault, le président de l'enseigne. La prochaine étape sera le lancement, le 4 novembre prochain, d'un nouveau site internet, « pour lequel nous réservons quelques surprises », avance-t-il.

Dès sa création en 1954, soit plus de quarante ans avant la première livraison d'« Epok », la Fnac a été pionnière de l'information culturelle avec « Contact », son journal réservé aux adhérents. Pour mieux se rapprocher de ses lecteurs, celui-ci vient d'être remodelé en une sorte de guide pratique décliné en six éditions régionales. Les deux supports, très complémentaires, s'ajoutent ainsi aux nombreuses publications disponibles dans les points de vente : les dossiers et autres brochures, « Blah Blah », etc.

Assimilé par le patron de la Fnac « à un portail culturel et technologique », « Epok » a un triple objectif rédactionnel : décrypter les nouveaux courants qui traversent la société, faire découvrir de nouveaux talents et guider le lecteur dans la jungle des innovations technologiques.

Multiplier les échanges avec les consommateurs

Son rôle consiste bien sûr à renforcer les liens avec les consommateurs en multipliant les échanges avec eux, à l'instar des forums, rencontres et autres expositions organisés dans les magasins. Diffusé à 650 000 exemplaires, il vise les quelque 200 millions de visiteurs qui fréquentent les Fnac chaque année (pour 50 millions d'acheteurs). Une cible urbaine, de bon niveau culturel et à pouvoir d'achat élevé (CSP+).

Au-delà de ses ambitions rédactionnelles, le magazine, riche de nouveautés en tous genres, stimulera plus ou moins directement les ventes. Des libraires et des disquaires de l'enseigne apparaissent parfois au fil des pages pour donner « un avis ». Mais, tout en travaillant en collaboration avec les directeurs de produits, la rédaction bénéficie d'une totale indépendance, insiste Yann Plougastel, le rédacteur en chef : « François-Henri m'a vite rassuré. Nous ne sommes pas là pour relayer les promotions de la Fnac mais pour l'agiter. » C'est une équipe constituée de dix permanents et d'une vingtaine de journalistes spécialisés qui remplira cette mission.

« La Fnac n'en fera pas un centre de profit et n'a pas davantage l'intention de devenir un groupe de presse, prévient François-Henri Pinault. Notre vocation est d'être un défricheur culturel et nous comptons plus que jamais réaffirmer ce rôle. Le magazine aura de la personnalité. »

Vendu exceptionnellement 1 F (0,15 EUR) le 14 octobre, jour de son lancement, dans les différents magasins de l'enseigne, il a même été proposé à la criée dans les centres-villes où l'enseigne est présente. Il bénéficie d'une campagne publicitaire de 8 millions de francs (1,21 MEUR).
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Article extrait
du magazine N° 1649

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