La Fnac fait ses premiers pas dans la péninsule

À terme, la filiale de PPR veut atteindre l'objectif d'une trentaine de points de vente pour un chiffre d'affaires de 610 à 760 millions d'euros. Un grand pari dans un marché réputé difficile.

«La Fnac ouvre... Milan ne sera plus jamais la même », promet la campagne promotionnelle de l'agitateur culturel dans la capitale Lombarde. Les statues de Léonard de Vinci, de la « Madonnina », patronne de la cité, ou encore de Garibaldi, monuments de référence de la ville, se retrouvent affublés de baladeurs ou pris en flagrant délit de lecture, visiblement ravis de cette nouvelle animation. La Fnac a donc choisi une communication locale décalée pour se présenter aux Milanais. Inconnue de ce côté-ci des Alpes, appelée quelquefois « la snack » ou encore « le McDonald's français de la culture », l'enseigne a, selon son administrateur délégué, Pierre Coursières, « tout à faire en Italie et Milan est un excellent tremplin pour se confronter de plein fouet au marché ». Le président de la Fnac, Jean-Paul Giraud, a déclaré lors de l'inauguration « que la formule française a été entièrement importée et qu'en même temps l'enseigne "s'italianisera" ». Gérard de Sède, directeur du développement international, avouait « sa prudence quant au marché italien réputé difficile et peuplé de bons professionnels dans la vente de produits culturels ». Vittorio Coin, président du groupe éponyme, ou encore Paolo Ricotti, l'administrateur délégué du groupe vénitien, étaient venus constater « dal vivo » (en direct), lors de l'inauguration, les fruits du joint-venture signé en décembre avec la Fnac. D'après cet accord qui a permis à l'enseigne française d'accélérer son implantation, 6 grands magasins Standa du groupe Coin seront transformés en Fnac.

L'accent est mis sur les services offerts

Du reste, le premier magasin portant l'enseigne est un ex-Standa entièrement rénové. Celui-ci se développe sur 4 niveaux et dispose d'une surface de vente de 3 500 m2. « L'offre est identique à ce qui se fait à Paris et constitue l'offre la plus large de la ville en matière de produits culturels. Seuls les voyages ne seront pas pour l'instant proposés », explique Pierre Coursières. Il poursuit : « Nous misons sur les services offerts : de l'écoute à la demande des 50 000 disques au service après-vente. » Nouveauté en Italie, la Fnac prête un appareil de remplacement (télévision, chaîne hi-fi, etc.) pendant la réparation. En outre, l'enseigne propose systématiquement la livraison et l'installation.

« Le rayon téléphonie mobile sera très pointu, souligne Pierre Coursières, car les Milanais adorent le changement et sont très attentifs aux technologies de pointe. » Conformément à sa stratégie, la Fnac offrira des cours d'informatique, de photographie, de navigation sur le web ainsi que des happenings quotidiens (expositions photos, concerts). Quant au café Fnac, il véhiculera, comme au Portugal, la philosophie de lieu de culture ou de forum que l'enseigne veut créer ici.

Cinq magasins en centre-ville ouvriront d'ici à deux ans : Gênes en avril 2001, un second à Milan en septembre, suivi de Vérone en octobre, puis de Padoue et de Naples au printemps et à l'automne 2002.
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Article extrait
du magazine N° 1697

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